INTRODUCTION

24.6.08

Mon cadeau de noël pour Madame

Cela fait plus d’un mois que la première Fiat 500 est arrivée sur le territoire. Comme des millions de terriens, j’ai flashé pour cette petite italienne au look néo rétro et pour cette fois ci Madame est d’accord sur ce choix pour remplacer sa voiture actuelle.



Compte tenu du succès de cette auto, notre petite ile n’aura pas trop son mot à dire sur le choix des modèles et il faudra se contenter de ceux que le constructeur voudra bien daigner nous fournir. Du moins c’est ce qu’on nous dit.

En tous cas dans le dernier arrivage, celui que je préfère c’est le modèle en blanc.




Son intérieur met en valeur le côté néo rétro qui fait le charme justifiant le prix.

Les autres modèles ont un intérieure tout noir (hormis le tableau de bord assorti à la carrosserie).








Vanter la personnalisation de l’aménagement intérieure et ne proposer que du noir, je trouve ça dommage.
Bon, ça me plairait quand même bien d’en avoir une pour noël et sans options s'il vous plait, c'est pour Madame. Moins ya de boutons, mieux c'est. En fait, vue mon budget actuel, je dirait plutôt noël 2009 ou 2010

23.6.08

Il est libre Max

Le Jade Palace c’est fini

C’est la fin d’un mythe. Dans quelques semaines le célèbre Jade Palace et les boutiques voisines seront détruits pour laisser la place au Mirage Plaza. Un immeuble de trois étages qui changera le paysage.



Max Kong A Siou, le gérant du Jade Palace
est plutôt serein lorsqu’il évoque sa nouvelle vie, loin du Jade Palace.


C’est un véritable adieu. Installé depuis vingt-huit ans à la Baie-des-Citrons, le Jade Palace ferme aujourd’hui ses portes. On les entend déjà les « Ha ! C’est tellement dommage » ou encore « Non, c’est pas vrai, j’y allais quand j’étais petit ». Mais inutile d’insister, le Jade Palace s’en va pour de bon et n’ira nulle part ailleurs. Contrairement à ses voisins, Max Kong A Siou, le gérant du célèbre établissement a décidé de quitter la profession. « J’ai vécu plein de belles choses pendant toutes ces années. Maintenant, j’ai envie de me consacrer à la photo, ma première passion », confie-t-il avec un brin d’émotion.

Un peu triste, Max ? « Pas vraiment, je suis zen. De toute façon, je vais continuer de voir certains clients. Ils sont devenus des amis. »Il faut dire qu’en vingt-huit ans, il en a vu passer du monde : des générations entières d’habitués, des hommes politiques, des gens d’influence… « Le souvenir le plus marquant, c’était pendant les Événements. Les hommes politiques étaient tous là. Des fois, ils ne parlaient pas. Ça m’intimidait beaucoup quand je devais servir les plats. »
Dans quelques semaines il ne restera plus que les souvenirs. La célèbre maison et les autres bâtiments autour vont être détruits pour laisser place au Mirage Plaza. Cela fait une dizaine d’années que ce projet est dans les cartons mais depuis tout ce temps, certains avaient justement cru au mirage. Max Kong A Siou est le premier à l’avouer, « On n’a pas été pris au dépourvu, on savait qu’on devrait partir un jour mais bon… »
Fini le rêve, le premier coup de pioche sera donné début août. Christophe Van Peteghem fait construire 70 habitations et une vingtaine de boutiques. Et pas n’importe lesquelles. « Elles seront non odorantes et non bruyantes », affirme le promoteur. Curios, glacier et autres magasins devraient s’installer en 2010 au rez-de-chaussée dans ce nouveau bâtiment de trois étages dont l’architecture ne laisse pas indifférent le gérant du Jade Palace. « Sur l’image, c’est plutôt beau mais s’ils utilisent des mauvais matériaux, ça risque de devenir moche comme derrière ». Une chose est certaine, c’est que le Mirage Plaza va changer le paysage de la Baie-des-Citrons.
Virginie Grizon
Les Nouvelles Calédoniennes du 23/06/2008

Le Jade Palace c’est fini


C’est la fin d’un mythe. Dans quelques semaines le célèbre Jade Palace et les boutiques voisines seront détruits pour laisser la place au Mirage Plaza. Un immeuble de trois étages qui changera le paysage.

C’est un véritable adieu. Installé depuis vingt-huit ans à la Baie-des-Citrons, le Jade Palace ferme aujourd’hui ses portes. On les entend déjà les « Ha ! C’est tellement dommage » ou encore « Non, c’est pas vrai, j’y allais quand j’étais petit ». Mais inutile d’insister, le Jade Palace s’en va pour de bon et n’ira nulle part ailleurs. Contrairement à ses voisins, Max Kong A Siou, le gérant du célèbre établissement a décidé de quitter la profession. « J’ai vécu plein de belles choses pendant toutes ces années. Maintenant, j’ai envie de me consacrer à la photo, ma première passion », confie-t-il avec un brin d’émotion.

Un peu triste, Max ? « Pas vraiment, je suis zen. De toute façon, je vais continuer de voir certains clients. Ils sont devenus des amis. »Il faut dire qu’en vingt-huit ans, il en a vu passer du monde : des générations entières d’habitués, des hommes politiques, des gens d’influence… « Le souvenir le plus marquant, c’était pendant les Événements. Les hommes politiques étaient tous là. Des fois, ils ne parlaient pas. Ça m’intimidait beaucoup quand je devais servir les plats. »Dans quelques semaines il ne restera plus que les souvenirs. La célèbre maison et les autres bâtiments autour vont être détruits pour laisser place au Mirage Plaza. Cela fait une dizaine d’années que ce projet est dans les cartons mais depuis tout ce temps, certains avaient justement cru au mirage. Max Kong A Siou est le premier à l’avouer, « On n’a pas été pris au dépourvu, on savait qu’on devrait partir un jour mais bon… »Fini le rêve, le premier coup de pioche sera donné début août. Christophe Van Peteghem fait construire 70 habitations et une vingtaine de boutiques. Et pas n’importe lesquelles. « Elles seront non odorantes et non bruyantes », affirme le promoteur. Curios, glacier et autres magasins devraient s’installer en 2010 au rez-de-chaussée dans ce nouveau bâtiment de trois étages dont l’architecture ne laisse pas indifférent le gérant du Jade Palace. « Sur l’image, c’est plutôt beau mais s’ils utilisent des mauvais matériaux, ça risque de devenir moche comme derrière ». Une chose est certaine, c’est que le Mirage Plaza va changer le paysage de la Baie-des-Citrons.
Virginie Grizon

8.6.08

Le riz dans la marmite.

Episode 1

Il y a bien longtemps

"Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaiien kanaka signifiant « homme ») maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros)."

Source : wikipedia.org

-

Episode 2

Y a t il un lien entre les lointaines migrations et le riz endémique.

Je n’en sais rien mais apparemment il existe bien un riz endémique :

"Graminée au port très gracieux et bambusiforme (en forme de bambou). Ses tiges sont assez rigides car elles contiennent de la silice.

Sa hauteur est de 20 à 80 cm.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE : On le trouve dans quelques forêts sèches du nord de la grande terre.

Lors de la découverte de ce riz endémique, en 1993, les scientifiques ont été très surpris car il n'existe pas beaucoup d'espèces du genre Oryza dans le monde et ils ne pensaient pas pouvoir découvrir encore de nouvelles espèces.

HABITAT : Il pousse dans les zones les plus humides des forêts sèches, sur des terrains plats et à l'ombre. Il a beaucoup moins besoin d'eau que le riz cultivé en rizière.

FEUILLE : Feuilles de couleur vert sombre, les feuilles sont marquées aux entre-nœuds par un cercle de teinte noire. Ce qui permet de reconnaître facilement l'espèce.

PHÉNOLOGIE (FLEUR) : Les fleurs sont en forme d'épi et sont très discrètes. Les étamines sont plumeuses et blanches et dépassent de l'épi.

Cette espèce de riz ne produit pas suffisamment pour être cultivable.

PARTICULARITE : Cette plante peut sans doute se reproduire avec des graines, mais la plupart du temps elle produit de nouveaux petits plants à sa base (les thalles) qui se détachent et forment ensuite une nouvelle plante. "

Source : endemia.nc


Carte de la régression de la forêt sèche en Nouvelle-Calédonie depuis l'arrivée de l'homme.

Source : caledofragile/dossier_forets_seches


Episode 3

Les premières rizières

Après des essais de cotonniers, de caféiers et de la canne à sucre, après les expériences des patates, du maïs et du tabac, débuta la culture du riz en1868. Cette culture réussissait bien mais on ne trouvait pas le moyen de dépouiller le grain de son enveloppe.

…

Une usine à riz fut bientôt opérationnelle. Elle consistait à faire fonctionner un moulin à décortiquer le riz.

Au début la culture portait sur du "riz de montagne". Plus tard, on améliora les rendements et la qualité du produit en cultivant du riz repiqué dans des plaines inondées ou irriguées.

Source : old-time-nc.com

Champ de riz à St Louis vers 1870

La grande période des rizières

La culture de la canne à sucre s'arrête et commence la grande période des rizières. Dans les années 1939-1945, les familles japonaises cultivent le riz, puis ce sont les familles vietnamiennes (dans les années 1945-1954). La culture est reprise par la coopérative rizicole de Saint-Louis avec une mécanisation progressive. Toute une vie de labeur, les pieds dans l’eau, du matin au soir, car le riz demande beaucoup de main-d’œuvre… Il n’y a pas une famille de Saint-Louis, ni un gamin qui n’avaient « mis pieds aux rizières ».
La belle aventure s’arrête, quand la machine à moissonner arrive trop tard, les grains trop mûrs sont tombés. Pour la première fois, depuis un siècle, on ne récolte rien…

  • 1955 : 15 hectares de riz, 200 personnes aux rizières.

Source : www.mont-dore.nc

Episode 4

L’ histoire d’é copains qui finissent par faire l’éco(nne)riz

LES NOUVELLES CALEDONIENNES

On ne riz plus !

Le prix du riz flambe sur la planète. Les importateurs locaux, soit n’en trouvent plus

sur le marché, soit modifient leur schéma d’approvisionnement. Les tarifs, eux, ne

peuvent que grimper.

Pour passer ce cap, un « écoriz » se dessine au gouvernement. La mesure ne va

toucher que le riz long. Les professionnels, visiblement dans le flou, verraient leur

marge rognée. Pas simple, l’écoproduit.

On aurrait pu se croire chez "Nadette" sur la photo ;)


Comment va le caddie de la ménagère ? Bof, affaibli par la fièvre. Une vraie pandémie. Un des plans médicamenteux de la Nouvelle-Calédonie repose dans la formule des « écoproduits ». La prescription avait été rappelée, haut et fort, par le président Harold Martin dans son discours de politique générale le 4 janvier dernier au Congrès. Sont nés les « écopains » l’an passé, moulés avec une prime directe du gouvernement de 40 francs par unité. Ou encore l’« écocartable » aux marges restant là, en revanche, à la discrétion des distributeurs. Un autre patient est actuellement dans la salle d’attente : le riz.

Comme pour bien d’autres matières premières, la flambée est planétaire. Embêtant sur le principe, le Calédonien aime se mettre le petit grain sous la dent : environ 3 kilos par mois par personne. Le gouvernement a ouvert à l’importation, il y a quelques années, un quota annuel de riz blanchi (long, court, rond, jasmin...), fixé à 1 800 tonnes et destiné aux grossistes et autres importateurs locaux. « Actuellement, nous n’en avons pas », note l’un d’eux, la SIB. « Le “jasmin long ”pourrait grimper à 200 francs le kilo chez le détaillant dans les quatre mois à venir. »


Aïe.

Au centre du marché, se place la société Riz de Saint-Vincent, dont les importations annuelles, soumises elles aussi à des quotas, sont établies à 1 500 tonnes pour le riz long jasmin, retrouvé autour de 170 francs le kilo dans les rayons, et à 7 000 tonnes pour le riz rond brun à 150-155 francs récemment, au passage en caisse. La dernière matière, conditionnée dans des sachets orange sous la marque Sunwhite, pèse 80 % des ventes.

Face au risque de pénurie, le schéma d’approvisionnement change à la fin du mois.

Il serait demandé aux importateurs de rogner leur marge


Fournisseur depuis toujours de ce seul importateur calédonien de riz brut, la coopérative australienne Ricegrowers, faute de production locale, va s’alimenter dans d’autres contrées.

Des spécialistes évoquent du coup une hausse de prix de 10 à 15 %. Néanmoins, « les Australiens nous ont assurés de livraisons de riz rond jusqu’à la fin de l’année » remarque Riz de Saint-Vincent. Quant au « jasmin », issu de Thaïlande, « des contrats sont “bookés ” jusqu’à fin juillet ». Mais la tendance à la spéculation est forte sur ce produit, un seul gros pays exportateur étant recensé au monde. Bref, le tarif n’est pas près de baisser.

Devant un tel tableau peint de lignes défavorables et de nappes d’incertitudes, l’équipe de Harold Martin travaille à l’élaboration d’un « écoriz » dans le but de protéger le pouvoir d’achat du Calédonien, un leitmotiv. Les touches économiques sur lesquelles appuyer ne sont pas nombreuses. Baisser les taxes à l’importation ou les taxes douanières appliquées à la société Riz de Saint-Vincent ? Difficile, la première n’existe pas dans ce cas, et la seconde est minuscule. Verser une subvention directe gouvernementale, comme pour le pain ?

L’intéressé n’a pas l’air trop chaud. Reste la démarche volontaire des importateurs. Voici plutôt le chemin. En clair, il serait demandé de rogner leur marge. La tournure éventuelle fait évidemment grincer des dents en coulisses, dans ce contexte mondial. D’autant que, selon une source, la mesure serait associée à une ouverture d’un quota supplémentaire unique de 400 tonnes pour un mois à l’importation, en sus donc des 1 800 tonnes. Le riz traité localement de Saint-Vincent tousse, forcément. Pas simple, l’écoproduit.

Yann Mainguet

Repères

Causes

La crise est mondiale. « Depuis dix ans, les pays producteurs, sous le coup de charges

financières, ont baissé leur stock de riz », note un spécialiste. Et là, « on produit moins que ce que l’on consomme » en raison notamment de problèmes climatiques, à l’image de la sécheresse en Australie. La demande de nations dites émergentes s’est accrue, en parallèle. Vu la tendance défavorable sur les prix, des pays producteurs en Asie - Chine, Vietnam, Thaïlande... - ont alors limité, voire coupé, leurs exportations afin d’éviter l’inflation sur leurs terres. Une mesure qui, de fait, alimente ailleurs la hausse du prix de la céréale.

« Production » locale

L’approvisionnement de l’usine des Riz de Saint-Vincent est réalisé sous forme d’un produit brut, appelé riz cargo, dont les grains sont triés, nettoyés, blanchis dans des meules, avant d’être polis et emballés, selon la FINC, la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie.

Double

Selon le grossiste SIB, le prix de départ du riz « jasmin » a doublé : la tonne, valant 800 dollars US il y a six mois, grimpe aujourd’hui à près de 1 600 dollars.

Poulet

« Nous sommes en train de surveiller l’évolution du prix du poulet congelé d’importation »,

remarque Harold Martin, président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Le but ?

« Réussir à contrer des augmentations fortes (de prix du produit) ». Un écopoulet pourrait

ainsi voir le jour.

À La Réunion

D’après le Journal de l’île de La Réunion, « après l’augmentation de janvier, puis celle de

+25 % sur le kilo en mai, les riziers parlent déjà d’une nouvelle hausse au mois de juillet :

aux alentours de 25 à 30 centimes d’euro plus cher ».

-

Harold Martin : « Effectivement, nous pouvons susciter une certaine grogne »

Les Nouvelles calédoniennes : Un « écoriz » se dessine, qu’en est-il ?

Harold Martin : L’écoproduit s’inscrit dans une politique globale. Carburant, matériaux de construction, produits alimentaires... voilà de l’inflation importée. Un type de solution :

amener une baisse de prix sur des produits de première nécessité dont les classes défavorisées et moyenne ont besoin. Après le pain, le cartable, maintenant le riz dont le prix a explosé (au niveau mondial). Avec les Affaires économiques, les professionnels ou le service des douanes, nous travaillons depuis un certain temps sur l’écoriz, car ce n’est pas simple. L’idée, c’est de mettre un riz grain long dans les commerces à un prix entre 95 et 100 francs (le kilo). Une baisse considérable (aujourd’hui à 170-180 francs). Cette opération va

aboutir dans quelques jours ou semaines.

LNC : Parmi les leviers de financement, figurent la subvention directe du

gouvernement, la baisse de taxes... Ou l’effort demandé aux sociétés sur leur marge. Ne risquez-vous pas de susciter la grogne du privé ?

H.M. : Oui, effectivement, nous pouvons susciter une certaine grogne des commerçants et des importateurs par le fait que l’on rogne la marge. Sauf que tout le monde est conscient de la situation, notamment vis-à-vis des bas salaires, et l’on ne demandera pas de réduire la marge sur l’ensemble des produits. Et je l’ai dit : « La grande distribution pourrait supporter quelques îlots de pertes dans un océan de profits. » Que tout le monde fasse des efforts sur

un certain nombre de produits dits de première nécessité alimentaire, d’hygiène...

LNC : Jusqu’où pouvez-vous aller dans ce chapitre ? Et puis, le produit a-t-il toute sa vie en écoproduit ?

H.M. : Il n’y a pas de règle immuable. Cela se traitera au cas par cas, produit par produit, afin que tout soit clair. Il faut le faire et le faire savoir. (Quant à la vie en écoproduit), c’est une question. Elle dépendra de l’évolution des prix et des cours. Pour les prix des matières premières, nous savons que cela va durer encore quelque temps. La mesure donc, il faut la faire évoluer, l’ajuster.

Un écoriz à 100 francs le kilo

Importateurs, grossistes et enseignes ont accepté de renoncer à une partie de leurs marges pour proposer le kilo de riz à 100 francs maximum. Cet écoriz sera dans les rayons dès la semaine prochaine.

Après l’écopain, l’écoriz vient s’ajouter au panier de l’écoménagère. La mesure a été officialisée hier matin, en séance de gouvernement. A partir de la semaine prochaine, le consommateur va ainsi pouvoir acheter son kilo de riz à 100 francs maximum. L’aboutissement de négociations entre le gouvernement et le secteur privé, qui a accepté de rogner une partie de ses marges. En effet, à l’inverse de l’écopain, où le gouvernement subventionne une partie de la fabrication du produit, la mesure ne coûtera pas un centime à la collectivité.

Comment ? « En autorisant l’ouverture d’un quota exceptionnel de 400 tonnes supplémentaires, le gouvernement a posé aux importateurs, grossistes et enseignes une seule condition sur la vente de cette quantité : celle de vendre ce riz, rond ou long, à 100 francs maximum », a indiqué, hier matin, Pascal Vittori, porte-parole du gouvernement à l’issue de la séance.

Du côté des Riz de Saint-Vincent , principal importateur et transformateur de la place, on a également accepté le principe. En s’engageant à fournir 45 tonnes d’écoriz (rond ou long) par mois pour les douze prochains mois dans les rayons, la société a elle aussi consenti un effort financier. « Pour proposer un produit de qualité équivalente à un prix moindre, le secteur privé s’est adapté en modifiant, par exemple, ses filières d’importation », a encore précisé Pascal Vittori. Ainsi, dans les prochaines semaines, on risque de trouver plus de riz rond sous forme d’écoriz.

100 francs maximum, quel que soit le lieu de vente sur l’ensemble du territoire. C’est plutôt une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat du consommateur, alors que la flambée des cours du pétrole entraîne une hausse inexorable du coût des matières premières. Et le phénomène n’épargne pas la Calédonie. Ainsi, les spécialistes prévoient une hausse du cours du riz de l’ordre de 10 à 15 % dans les prochaines semaines. A l’avenir, le gouvernement planche sur la mise en place d’autres écoproduits.

Pierrick Chatel

A lire :

Asie du sud-est : La crise du riz sur les blogs

Dernière nouvelle :

Le prix du riz exporté baisse de plus de 8 % en Thaïlande

Source : latribune.fr

Rectficatif^^

Bien que j'en devine les raisons, je ne connais pas les détails qui ont mené au changements du titre de ce bouquin .
Ceux qui l'ont acquis avec le titre initial, se retrouvent maintenant avec un collector.
Avant

Après

5.6.08

Em trai tôi

Dans la rubrique quoi de neuf à l'Ile des Pins, le journal d'aujourd'hui n'a rien trouvé de mieux que de parler de mon frère.

Contrôle d’embarquement
Dans le cadre de contrôles réguliers des procédures appliquées par Aircal, Philippe Bui, assistant qualité de la compagnie domestique, s’est assuré mardi que l’escale de l’aérodrome de Moué répondait bien aux critères exigés.

Chaque aérodrome possède ses propres caractéristiques. Celui de Kunié est commandé par l’Aviation civile, géré par la CCI pour le compte de la province Sud et utilisé par Aircal qui loue les locaux. Ces organismes ont fait de la sécurité une de leurs priorités et chacun œuvre en ce sens.
Pour s’assurer que les procédures propres à Aircal sont bien suivies par les agents de la compagnie dans le domaine de la sécurité proprement dite mais aussi dans la qualité de service, notamment sur le temps mis pour l’embarquement, l’assistant qualité a observé l’ensemble des opérations de débarquement et d’embarquement lors de sa journée passée sur l’île.

Philippe Bui (à gauche), assistant qualité, ici en compagnie d’Ambroise Kohnu, le chef d’escale de Moué.
Au fait moi aussi j'ai eu mon nom dans le journal de samedi. J'étais le dernier de la liste des gagnants du jeu Mobil (le pétrolier, pas le play). Donc j'étais le 50ème gagnant d'une Nintendo package Wii sport.
Pour qui cela aurait pu interresser, je l'ai déjà revendue pour cause double emploie^^.

Pour vivre heureux, faisons semblant de vivre cachés

Update
A la demande de l’intéressé, j’ai supprimé une information (valorisante) sur ses parents, un lien vers son blog perso mais visible par n’importe qui sur la toile, ainsi que son commentaire sur ce présent billet.
C’était son droit de ne pas vouloir que l’on fasse de lien entre elle et ses parent(vietnamiens), comme ça l’est aussi de se défouler dans un blog en sachant que n’importe qui peut tomber dessus. C’est encore son droit de penser que la communauté vietnamienne risquerait colporter des ragots sur sa personne ou sa famille.
Le but de ce blog est quand même de parler de la communauté vietnamienne en gros, demi gros ou détail et si les origines familiales ou adresses blog sont des choses anodines qui doivent rester secrets, autant passer son chemin.

Donc finalement et tant qu’à faire, j’ai aussi carrément supprimé l’article de presse, objet premier de ce post, qui parlait en bien de cette personne.

Pour vivre heureux, faisons semblant de vivre cachés

3.6.08

Les cuistots s'en mêlent

Il s'agit là des restaurateurs chinois qui organisent un banquet (c'est écrit dans l'affiche) au foyer de l'Amicale Vietnamienne. Un banquet au profit des sinistrés du tremblement de terre au Sichuan. Le mot banquet est déjà un terme assez fort, et si en plus c'est à l'initiative des restaurateurs chinois de la place, la réputation de l'art culinaire de l'empire du milieu devra être assurée.
Pour ceux qui veulent profiter de cette occasion unique (mais je pense qu'il sera trop tard quand ils tomberont sur ce billet), cliquez sur l'image pour pouvoir lire les coordonnées en bas de l'affiche.
Bon appétit.

Update

"2,7 millions de francs pour les sinistrés du Sichuan
-
L’Association de la communauté chinoise s’est mobilisée avec l’ensemble des restaurateurs chinois de Nouméa, dimanche, pour récolter des dons et venir en aide aux sinistrés du séisme du Sichuan. À l’occasion d’un banquet de solidarité, au foyer vietnamien de Magenta, 2,7 millions de francs ont été recueillis.

Cet argent sera reversé aux victimes via le consulat de Chine à Tahiti. Le terrible tremblement de terre a frappé cette province chinoise le 12 mai dernier. Le bilan toujours provisoire s’élève à près de 70 000 morts et plus de 20 000 disparus."
Les Nouvelles Calédoniennes du 11/06/2008

31.5.08

A propos de la Guerre du Vietnam…

DANS LA PRESSE LOCALE :
NOS VOISINS LES KIWIS

La couronne s’excuse auprès des anciens du Vietnam.

Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, a présenté, mercredi, devant le Parlement, les excuses de la couronne aux anciens combattants kiwis qui ont combattu au Vietnam.
« La couronne étend ses excuses aux combattants néo-zélandais de la guerre du Vietnam et à leurs familles pour la façon dont leurs loyaux services au nom de la patrie n’ont pas été reconnus comme ils l’auraient dû et pour le soutien inadéquat qu’ils ont reçu à l’issue du conflit », a déclaré Helen Clark, mercredi, devant le Parlement. Puis les leaders des différentes formations politiques du pays ont chacun leur tour présenté leurs excuses.
Des déclarations qui ont rempli de joie les quelques anciens combattants présents au Parlement pour l’occasion et qui attendaient depuis trente ans ce moment.Environ 3 000 soldats ont participé à la guerre du Vietnam. Un conflit très controversé et largement impopulaire à l’époque en Nouvelle-Zélande.
A leur retour au pays, ils n’ont fait l’objet d’aucune manifestation de reconnaissance. Au contraire, ils n’ont quasiment pas reçu de soutien psychologique.
Et, d’un point de vue sanitaire, les effets sur la santé de certains d’entre eux de la dispersion de l’« agent Orange » ont été complètement ignorés. A cet égard la parlemantaire maorie Tariana Turia a étendu ses excuses au peuple vietnamien puisque « l’agent Orange était fabriqué en Nouvelle-Zélande et il s’agit donc d’une obligation morale », a ajouté le leader du parti maori.

Les Nouvelles Calédoniennes 30/05/2008
Photo :
http://www.mch.govt.nz/projects/history/vietnam-oral-history.html

SORTIE EN LIBRAIRIE :
A ce propos, je viens de voire dans une librairie de la place un ouvrage en 2 tomes qui vient de sortir : Les guerres d’Indochine.

Résumé :
Indochine, guerre, ces deux mots restent indissolublement liés dans la mémoire collective. Associés à des images de violence et de tragédie, à des clichés figés par les interprétations, ils recèlent une réalité autrement plus complexe, souvent insaisissable. Il y a eu la guerre française avec ses visages, Leclerc, Ho Chi Minh, d'Argenlieu, Giap, de Lattre, ses noms de bataille, sa paix de Genève, et puis la guerre américaine avec les siens, Diem, Kennedy, Minh, Westmoreland, Johnson, Thieu, Nixon, Kissinger, Khe Sanh. Il y a eu la piste Ho Chi Minh, la paix de Paris, et encore la guerre des deux Vietnam, l'agonie de Saigon, la réunification dans le sang. Il y a eu surtout tous ces visages anonymes d'un peuple écartelé, si semblables dans leurs différences, ceux des soldats sacrifiés, français, américains, sudistes ou révolutionnaires, ces foules innocentes et hagardes, emportées par une tourmente... Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent pour la première fois le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français, en 1859, jusqu'à son épilogue apocalyptique et ses prolongements actuels.

Auteur: Philippe Franchini

Editeur(s): Pygmalion

ISBN: 978-2-7564-0201-7
ISBN: 978-2-7564-0202-4

Date de publication: 04/2008

Langue: Français

Format: Broché - p.

Dimensions: 16 x 24 cm


TROUVE DANS UN BLOG
Pendant que j’y suis : je suis tombé sur un récent (et très bon)
article
sur « LE » compositeur (et sa muse) vietnamien incontournable de cette période : Trịnh Công Sơn.

A lire aussi, un récent article sur l’écrivain Dương Thu Hương :

lemonde.fr

28.5.08

NGƯỜI HÀN QUỐC

Théodore Kwack : « Nous voulons donner envie de découvrir la Corée »

"Parallèlement à la création de la liaison aérienne Nouméa-Séoul, le centre culturel coréen, qui déménagera au 1er juillet, envisage d’intensifier ses activités. Son directeur dévoile les changements à venir.
Les Nouvelles calédoniennes : Le centre culturel coréen est peu connu du grand public, pouvez-vous nous le présenter ?
Théodore Kwack : Nous existons depuis deux ans et notre rôle est de promouvoir la culture coréenne à travers des expositions d’art et des animations gratuites. Et puisqu’il n’y a pas d’ambassade à Nouméa, nous servons un peu de relais entre le gouvernement et le ministère coréen avec qui nous avons des liens privilégiés. Il nous arrive, par exemple, de traduire des textes officiels lorsqu’on nous le demande.
LNC : La création de la liaison aérienne Nouméa - Séoul va-t-elle changer quelque chose pour vous ?
T. K. : Effectivement, il va y avoir quelques changements. Pour les touristes coréens, nous serons un interlocuteur privilégié. Nous avons déjà traduit en langue un guide touristique de la Nouvelle-Calédonie et les gens pourront faire appel à nous en cas de problème lors de leur séjour. Mais nous voulons aussi donner aux Calédoniens l’envie de découvrir la Corée.
LNC : Quelles actions comptez-vous mettre en place pour y parvenir ?
T. K. : Nous allons déménager le 1er juillet dans un local plus grand afin de diversifier nos activités. Nous y ferons davantage d’expositions d’artistes coréens et nous installerons une cinémathèque pour faire découvrir les films de notre pays. En juillet, nous ferons une animation pour présenter la cuisine coréenne et mettre en avant des éléments insolites de notre pays comme le high-tech par exemple. Nous ne sommes qu’une trentaine de Coréens à Nouméa, mais chacun peut apporter sa contribution. L’un d’entre eux viendra d’ailleurs faire une démonstration de taekwondo.
LNC : Où serez-vous situés ?
T. K. : Nous allons rester dans le Quartier-Latin, au 4, rue du Docteur-Lescour. Bien évidemment, toutes nos activités restent gratuites. "
Les Nouvelles Calédoniennes du 27/05/2008

César privé de Banh Bao .


Une vedette de « Chez Nadette » emprisonnée au Camp-Est


Quand la réalité dépasse la fiction :
"C’était seulement un rôle de composition. César, le policier de la série Chez Nadette, n’aime pas beaucoup ses « collègues », dans la vraie vie. Après les avoir insultés, il a rejoint le Camp Est, jeudi, pour purger une ancienne condamnation suite à une conduite en état d’ébriété.
On ne demande pas forcément à un acteur qui endosse la tenue de policier de donner l’exemple. Mais quand même… César, le policier mélanésien « bon vivant et pince-sans-rire » de la série Chez Nadette, a joué un bien mauvais rôle, mercredi soir, lorsque les policiers (les vrais) sont intervenus à Montravel, à la cité Pierre-Lenquête, appelés pour un tapage nocturne. L’acteur était en plein cœur de l’action, passablement éméché. Il n’était pas sur le plateau de tournage, mais il a donné toute l’ampleur de son talent en invectivant d’abord les policiers (« Pourquoi vous venez nous emm…, on est en Kanaky, vous êtes des mecs de Sarkozy, etc. »), puis en passant aux insultes.
Embarqué par la patrouille au commissariat central et placé en garde à vue, il tente alors de faire diversion en donnant une mauvaise identité, tout en poursuivant ses paroles peu amènes à l’adresse du policier qui l’interroge (« Tu ne sais pas écrire le français, etc. »). Ce dernier, en finissant par découvrir la véritable identité de son remuant interlocuteur, se rend compte au passage de son casier judiciaire.
César, policier à la télé, n’a rien d’un enfant de chœur puisqu’il a plusieurs condamnations au compteur, qui se sont pour certaines traduites par des séjours au Camp-Est. Pis, l’homme de 42 ans fait même l’objet d’une fiche de recherche : il a été condamné en 2005 par le tribunal correctionnel pour une conduite en état d’ivresse et un défaut de maîtrise à six mois dont trois ferme. Une fiche de recherche pour un homme dont le visage apparaît tous les soirs à la télévision…
Jeudi après-midi, César a été déféré au palais de justice de Nouméa. Si le procureur lui a ordonné un rappel à la loi pour ses outrages et la « fourniture d’une identité imaginaire », il a en revanche mis à exécution la peine. Dans la soirée, César le policier est allé dormir en prison. "
Les Nouvelles Calédoniennes du 24/05/2008.

22.5.08

Between the lines

Nous connaissons tous la scène de surf dans le film Apocalypse Now ainsi que le spot de surf de China Beach. Bientôt nous saurons un peu plus sur ce qu'a vraiment été le surf au Vietnam durant la guerre du même nom.


SYNOPSIS
BETWEEN THE LINES explores the Vietnam War through the prism of the surfing sub-culture. The film offers unique insight into the dramatic effect that the Vietnam War and draft had on young American men who rode waves.
Between the Lines explores the choice that most draft age surfers faced during the Vietnam War era: either go to war or evade the draft. It was one or the other. Between the Lines delves into the lives of two surfers who choose opposite paths. Pat Farley and Brant Page.
While following the lives of these two surfers the film chronicles the impact of the Vietnam War on the surfing lifestyle. From the peaceful shores of Hawaii to the canopy jungles of Vietnam, Between the Lines excavates the surfing cultures response to an extraordinary circumstance.

18.5.08

L’alcool au temps du Condominium

On ne plaisantait pas avec l’alcool à l’époque coloniale.

L’article 59. de la Convention du 20 Octobre 1906 définissait la « PROHIBITION DE LA VENTE AUX INDIGÈNES DES BOISSONS ALCOOLIQUES » :

-

« - 1. Il est interdit, dans l'Archipel des Nouvelles-Hébrides, y compris les îles de Banks et les îles de Torres, et dans les eaux territoriales de l'Archipel, de vendre ou de livrer aux indigènes tels qu'ils sont définis à l'Article 8 de la présente Convention, de quelque façon et sous quelque prétexte que ce soit, des boissons alcooliques.

- 2. Ne sont pas compris dans la présente prohibition les médicaments ou cordiaux à base d'alcool donnés en cas de maladie ou d'indisposition.

- 3. Sont compris dans la présente prohibition les spiritueux, les bières, les vins, et, d'une manière générale, toute boisson fermentée susceptible de provoquer l'ivresse. »

-

Pour se faire une idée de ce qui devait se passer concrètement, il suffit de lire les quelques extraits de décisions du TRIBUNAL MIXTE DES NOUVELLES-HEBRIDES du début du siècle dernier :

-

…"Attendu que par exploit daté du premier septembre 1913 N’Guyen Van Hoi a été cité à l’accusation d’avoir vendu de bon matin, le quatorze août 1913 à un indigène de Santo (Nouvelles-Hébrides) nommé Sam ou Frond, demeurant à Port-Vila, un demi litre de rhum pour la somme de deux shillings ;

Attendu que un procès Verbal du Commandant de milice française en date du quinze août 1913, et de 1'aveu du contrevenant, il résulte que le quatorze août 1913, à Port-Vila (Nouvelles Hébrides) le nommé N'Guyen Van Hoi a vendu à l’indigène Sam ou Frond de Santo. (Nouvelles Hébrides) une demi bouteille de rhum, pour la somme de deux francs et cinquante centimes;"

…"Attendu que le Contrevenant est en état de récidive légale pour avoir été condamné le vingt et un avril 1911 pour la même contravention ; qu’il y a lieu d’en tenir compte dans l’application de la peine ;

Par ces motifs :

Condamne N’Guyen Van Hoi à cinquante francs d’amende à trois jours de prison, et en tous frais et dépens."

Affaire No 219
Audience correctionnelle du 9 septembre 1913.

---0---

…"Attendu que par un exploit date du vingt quatre septembre mil neuf cent treize, N' Guyen. Van Thing a été cite a comparaitre devant ce Tribunal pour répondre a 1'accusation d'avoir
Vendu le lundi vingt deux septembre mil neuf cent treize, a environ dix heures et demie du matin dans une salle de débit nommée "Bar du Condominium", a Port-Vila, ile de Vaté, Nouvelles Hébrides, aux indigènes : Daniel Tenene de Maré, iles Loyautés, Nouvelle Calédonie, Toten et Kalman d'Erakor, ile Vaté, trois verres d'absinthe, pour un poisson, ce qui constitue une infraction a 1'article 59 de la Convention du 20 octobre 1906 et a l'arrêté conjoint du 14 janvier 1911;"

"Attendu que de l'aveu même du contrevenant et des débats il résulte que N'Guyen Van Thing dit Bah, a le vingt deux septembre mil neuf cent treize, à Port-Vila (Nouvelles-Hébrides ) vendu de l'absinthe aux indigènes Daniel, Toten et Kalman;"

….

"Par ces motifs :

Le Tribunal condamne N’Guyen Van Thing dit Bah a 25 (vingt cinq) francs d’amende et en tous frais et dépens."

Affaire No 224
Audience correctionnelle du trois octobre 1913

---0---

….

"Attendu que par un exploit en date du vingt six septembre mil neuf cent treize, Phan Van Bir a été cité à comparaitre devant ce Tribunal pour répondre à l’accusation d’avoir vendu, le samedi vingt septembre mil neuf cent treize, vers midi, dans sa maison, située près de celle de Monsieur Lepeltier à Port-Vila, à l’indigène Louis d’Aoba, Nouvelles-Hébrides, deux verres de vin pour la somme de dix pence (environ un franc) ce qui constitue une infraction à l’article 59 de la Convention du 20 octobre 1906,

Attendu que de l’aveu même du contrevenant et des débats il résulte que Phan Van Bir a le vingt septembre mil neuf cent treize, à Port-Vila, (Nouvelles-Hébrides) vendu deux verres de vin à l’indigène Louis d’Aoba (Nouvelles-Hébrides) ;" …

"Par ces motifs :

Le Tribunal condamne Phan Van Bir à vingt cinq francs d’amende et en tous frais et dépens."

Affaire No 226
Audience correctionnelle du 7 octobre 1913.

---0---

…
"Attendu que d'un procès-verbal dressé, à la date du 21 Juillet 1916, par M. Boibelet, gendarme, adjoint au Commandant de la Section française de la Milice, des débats et aussi des aveux du contrevenant, il résulte la preuve que celui-ci, Ha Van Gioi, a, le 14 Juillet 1916, en son habitation sise près du Lagon, île Vaté, vendu des boissons alcooliques aux indigènes Poui, de Santo et Tommy, d'Aoba;"
…

"Par ces motifs,

Déclare HA VAN GIOI atteint et convaincu de l'infraction c--dessus spécifiée;
Et lui faisant application des textes dont lecture a été donnée à l'audience,

Le condamne à quinze jours d'emprisonnement et à cinquante francs d'amende et aux frais."

AFFAIRE No. 299

AUDIENCE DE SIMPLE POLICE DU MARDI 1er AOUT 1916

---0---

…,

"Attendu que d'un procès-verbal dressé le 31 Août dernier par M. DELIGNY, Commissaire de police français, et aussi des aveux du prévenu, il résulte la preuve que ce dernier a, le 11 Août 1917, vendu des boissons alcooliques et notamment du rhum aux indigènes BANKOR et LENKOU d'Ambrym, engagés de la P.I.I.C à Mélé,"

….

"PAR CES MOTIFS:

Déclare le prévenu N'GUYEN VAN DAO atteint et convaincu de l'infraction ci-dessus spécifiée,

Et lui faisant application des articles 59 et 61 dont lecture a été donné à l'audience,

Le condamne à quinze jours de prison et a une amende de cinquante francs et aux frais."

AFFAIRE 355

AUDIENCE DE SIMPLE POLICE DU VENDREDI 14 SEPTEMBRE 1917

---0---

….

"Attendu que tout jugement doit articuler les faits dont le prévenu a été inculpé et ceux dont il est déclaré coupable et porter en lui-même la preuve de sa régularité;"

"Attendu qu’en un laconisme critiquable le jugement N° 188 du Tribunal du 1er degré les Iles Nord, en date du 9 mai 1960, dont est appel, se borne à déclarer PHAM VAN PHACH « prévenue » et « coupable » d’infraction aux dispositions de l’article 59 du Protocole franco-britannique du 6 août 1914, sans donner en aucune de ses dispositions la moindre précision sur les circonstances de l’infraction notifiée au prévenu ou retenu à sa charge : temps, lieu, indication des faits constitutifs ; qu’au vu de ce jugement la juridiction d’appel en est, de façon très regrettable, réduite à des conjectures sur l’objet précis de la poursuite, que les notes d’audience ne suffisent pas à compléter le jugement sur ce point puisqu’elles se réfèrent simplement à un procès-verbal de gendarmerie pour ce qui est de la prévention notifiée à PHAM VAN PHACH ; qu’il y a là une première irrégularité ;

Attendu, de plus, que les notes d’audience mentionnent les dénégations du prévenu après lecture à lui faite du procès-verbal de gendarmerie N° 112 du 23 avril 1960 ;

Mais attendu que ce procès-verbal, qui ne fait que rapporter un aveu qu’aurait passé le prévenu sans que ses rédacteurs aient personnellement constaté les faits délictueux de fourniture d’alcool à des indigènes dont il a été déclare coupable, n’est, de ce fait, pas de ceux auxquels est attaché la présomption de véracité de l’article 60 par. 2 du Protocole; qu’il appartenait donc à l’accusation de rapporter par l’un des moyens légaux la preuve des faits reprochés sans prévenu et niés par celui-ci; qu’à cette fin des déclarations ont été faites à l’audience du tribunal du 1er degré par des personnes qui auraient été témoins des faits reprochés, sans que ni le jugement ni les notes d’audience mentionnent que ces personnes aient prêté le serment exigé par les articles 18 de l’arrêté du Tribunal Mixte du 29 avril 1927 portant règles de procédure devant les tribunaux du 1er degré et 19 et 21 de l’arrêté du Tribunal Mixte du 15 décembre 1910 portant règles de procédure devant le Tribunal Mixte; qu’ainsi la preuve n’ayant pas été régulièrement rapportée à l’encontre du prévenu doit être tenue pour inexistante;

Attendu que le Tribunal Mixte, s’il n’est pas suffisamment éclairé sur les circonstances de la cause dont il est saisi d’office au cas de condamnation à l’emprisonnement prononcée par un tribunal du 1er degré, peut, aux termes de l’article 21 § 111 du Protocole, entendre des témoins à sa barre; qu’il possède à fortiori ce même pouvoir lorsqu’il statue sur un appel du condamné;

PAR CES MOTIFS

Sans qu’il y ait lieu de statuer en l’état sur les autres moyens d’appel;

Annule la procédure de 1ère instance et le jugement qui a suivi;
EVOQUE la cause;

Dit que les témoins utiles seront cités à la diligence du Ministère Public;"
Jugement N° (B) 2/61
du 13 janvier 1961

---0---

…

"VU l’exploit de M. Stephan JEAN, Huissier, citant PHAM HUU TY à comparaître a l’audience de ce jour sous la prévention d’avoir à Luganville, SANTO, le 16 avril 1960, vendu du vin et de la bière aux indigènes néo-hébridais SITTI et MAQUI; une bouteille de vin à chacun des indigènes néo-hébridais JOHN et TOM; infractions prévues et réprimées par les articles 59 et 61 du Protocole Franco-anglais du 6 août 1914.

OUI le Ministère Public en ses réquisitions;

ATTENDU qu’aucun témoin à charge n’a été produit à l’audience; que le prévenu nie les faits qui lui sont reprochés;

PAR CES MOTIFS:

RELAXE le prévenu des fins de la poursuite.

Met les faits à la charge du Condominium."
…
Jugement N° (A) 9/61
du 29 mars 1961

Source : http://www.paclii.org.vu/