INTRODUCTION

31.5.08

A propos de la Guerre du Vietnam…

DANS LA PRESSE LOCALE :
NOS VOISINS LES KIWIS

La couronne s’excuse auprès des anciens du Vietnam.

Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, a présenté, mercredi, devant le Parlement, les excuses de la couronne aux anciens combattants kiwis qui ont combattu au Vietnam.
« La couronne étend ses excuses aux combattants néo-zélandais de la guerre du Vietnam et à leurs familles pour la façon dont leurs loyaux services au nom de la patrie n’ont pas été reconnus comme ils l’auraient dû et pour le soutien inadéquat qu’ils ont reçu à l’issue du conflit », a déclaré Helen Clark, mercredi, devant le Parlement. Puis les leaders des différentes formations politiques du pays ont chacun leur tour présenté leurs excuses.
Des déclarations qui ont rempli de joie les quelques anciens combattants présents au Parlement pour l’occasion et qui attendaient depuis trente ans ce moment.Environ 3 000 soldats ont participé à la guerre du Vietnam. Un conflit très controversé et largement impopulaire à l’époque en Nouvelle-Zélande.
A leur retour au pays, ils n’ont fait l’objet d’aucune manifestation de reconnaissance. Au contraire, ils n’ont quasiment pas reçu de soutien psychologique.
Et, d’un point de vue sanitaire, les effets sur la santé de certains d’entre eux de la dispersion de l’« agent Orange » ont été complètement ignorés. A cet égard la parlemantaire maorie Tariana Turia a étendu ses excuses au peuple vietnamien puisque « l’agent Orange était fabriqué en Nouvelle-Zélande et il s’agit donc d’une obligation morale », a ajouté le leader du parti maori.

Les Nouvelles Calédoniennes 30/05/2008
Photo :
http://www.mch.govt.nz/projects/history/vietnam-oral-history.html

SORTIE EN LIBRAIRIE :
A ce propos, je viens de voire dans une librairie de la place un ouvrage en 2 tomes qui vient de sortir : Les guerres d’Indochine.

Résumé :
Indochine, guerre, ces deux mots restent indissolublement liés dans la mémoire collective. Associés à des images de violence et de tragédie, à des clichés figés par les interprétations, ils recèlent une réalité autrement plus complexe, souvent insaisissable. Il y a eu la guerre française avec ses visages, Leclerc, Ho Chi Minh, d'Argenlieu, Giap, de Lattre, ses noms de bataille, sa paix de Genève, et puis la guerre américaine avec les siens, Diem, Kennedy, Minh, Westmoreland, Johnson, Thieu, Nixon, Kissinger, Khe Sanh. Il y a eu la piste Ho Chi Minh, la paix de Paris, et encore la guerre des deux Vietnam, l'agonie de Saigon, la réunification dans le sang. Il y a eu surtout tous ces visages anonymes d'un peuple écartelé, si semblables dans leurs différences, ceux des soldats sacrifiés, français, américains, sudistes ou révolutionnaires, ces foules innocentes et hagardes, emportées par une tourmente... Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent pour la première fois le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français, en 1859, jusqu'à son épilogue apocalyptique et ses prolongements actuels.

Auteur: Philippe Franchini

Editeur(s): Pygmalion

ISBN: 978-2-7564-0201-7
ISBN: 978-2-7564-0202-4

Date de publication: 04/2008

Langue: Français

Format: Broché - p.

Dimensions: 16 x 24 cm


TROUVE DANS UN BLOG
Pendant que j’y suis : je suis tombé sur un récent (et très bon)
article
sur « LE » compositeur (et sa muse) vietnamien incontournable de cette période : Trịnh Công Sơn.

A lire aussi, un récent article sur l’écrivain Dương Thu Hương :

lemonde.fr

28.5.08

NGƯỜI HÀN QUỐC

Théodore Kwack : « Nous voulons donner envie de découvrir la Corée »

"Parallèlement à la création de la liaison aérienne Nouméa-Séoul, le centre culturel coréen, qui déménagera au 1er juillet, envisage d’intensifier ses activités. Son directeur dévoile les changements à venir.
Les Nouvelles calédoniennes : Le centre culturel coréen est peu connu du grand public, pouvez-vous nous le présenter ?
Théodore Kwack : Nous existons depuis deux ans et notre rôle est de promouvoir la culture coréenne à travers des expositions d’art et des animations gratuites. Et puisqu’il n’y a pas d’ambassade à Nouméa, nous servons un peu de relais entre le gouvernement et le ministère coréen avec qui nous avons des liens privilégiés. Il nous arrive, par exemple, de traduire des textes officiels lorsqu’on nous le demande.
LNC : La création de la liaison aérienne Nouméa - Séoul va-t-elle changer quelque chose pour vous ?
T. K. : Effectivement, il va y avoir quelques changements. Pour les touristes coréens, nous serons un interlocuteur privilégié. Nous avons déjà traduit en langue un guide touristique de la Nouvelle-Calédonie et les gens pourront faire appel à nous en cas de problème lors de leur séjour. Mais nous voulons aussi donner aux Calédoniens l’envie de découvrir la Corée.
LNC : Quelles actions comptez-vous mettre en place pour y parvenir ?
T. K. : Nous allons déménager le 1er juillet dans un local plus grand afin de diversifier nos activités. Nous y ferons davantage d’expositions d’artistes coréens et nous installerons une cinémathèque pour faire découvrir les films de notre pays. En juillet, nous ferons une animation pour présenter la cuisine coréenne et mettre en avant des éléments insolites de notre pays comme le high-tech par exemple. Nous ne sommes qu’une trentaine de Coréens à Nouméa, mais chacun peut apporter sa contribution. L’un d’entre eux viendra d’ailleurs faire une démonstration de taekwondo.
LNC : Où serez-vous situés ?
T. K. : Nous allons rester dans le Quartier-Latin, au 4, rue du Docteur-Lescour. Bien évidemment, toutes nos activités restent gratuites. "
Les Nouvelles Calédoniennes du 27/05/2008

César privé de Banh Bao .


Une vedette de « Chez Nadette » emprisonnée au Camp-Est


Quand la réalité dépasse la fiction :
"C’était seulement un rôle de composition. César, le policier de la série Chez Nadette, n’aime pas beaucoup ses « collègues », dans la vraie vie. Après les avoir insultés, il a rejoint le Camp Est, jeudi, pour purger une ancienne condamnation suite à une conduite en état d’ébriété.
On ne demande pas forcément à un acteur qui endosse la tenue de policier de donner l’exemple. Mais quand même… César, le policier mélanésien « bon vivant et pince-sans-rire » de la série Chez Nadette, a joué un bien mauvais rôle, mercredi soir, lorsque les policiers (les vrais) sont intervenus à Montravel, à la cité Pierre-Lenquête, appelés pour un tapage nocturne. L’acteur était en plein cœur de l’action, passablement éméché. Il n’était pas sur le plateau de tournage, mais il a donné toute l’ampleur de son talent en invectivant d’abord les policiers (« Pourquoi vous venez nous emm…, on est en Kanaky, vous êtes des mecs de Sarkozy, etc. »), puis en passant aux insultes.
Embarqué par la patrouille au commissariat central et placé en garde à vue, il tente alors de faire diversion en donnant une mauvaise identité, tout en poursuivant ses paroles peu amènes à l’adresse du policier qui l’interroge (« Tu ne sais pas écrire le français, etc. »). Ce dernier, en finissant par découvrir la véritable identité de son remuant interlocuteur, se rend compte au passage de son casier judiciaire.
César, policier à la télé, n’a rien d’un enfant de chœur puisqu’il a plusieurs condamnations au compteur, qui se sont pour certaines traduites par des séjours au Camp-Est. Pis, l’homme de 42 ans fait même l’objet d’une fiche de recherche : il a été condamné en 2005 par le tribunal correctionnel pour une conduite en état d’ivresse et un défaut de maîtrise à six mois dont trois ferme. Une fiche de recherche pour un homme dont le visage apparaît tous les soirs à la télévision…
Jeudi après-midi, César a été déféré au palais de justice de Nouméa. Si le procureur lui a ordonné un rappel à la loi pour ses outrages et la « fourniture d’une identité imaginaire », il a en revanche mis à exécution la peine. Dans la soirée, César le policier est allé dormir en prison. "
Les Nouvelles Calédoniennes du 24/05/2008.

22.5.08

Between the lines

Nous connaissons tous la scène de surf dans le film Apocalypse Now ainsi que le spot de surf de China Beach. Bientôt nous saurons un peu plus sur ce qu'a vraiment été le surf au Vietnam durant la guerre du même nom.


SYNOPSIS
BETWEEN THE LINES explores the Vietnam War through the prism of the surfing sub-culture. The film offers unique insight into the dramatic effect that the Vietnam War and draft had on young American men who rode waves.
Between the Lines explores the choice that most draft age surfers faced during the Vietnam War era: either go to war or evade the draft. It was one or the other. Between the Lines delves into the lives of two surfers who choose opposite paths. Pat Farley and Brant Page.
While following the lives of these two surfers the film chronicles the impact of the Vietnam War on the surfing lifestyle. From the peaceful shores of Hawaii to the canopy jungles of Vietnam, Between the Lines excavates the surfing cultures response to an extraordinary circumstance.

18.5.08

L’alcool au temps du Condominium

On ne plaisantait pas avec l’alcool à l’époque coloniale.

L’article 59. de la Convention du 20 Octobre 1906 définissait la « PROHIBITION DE LA VENTE AUX INDIGÈNES DES BOISSONS ALCOOLIQUES » :

-

« - 1. Il est interdit, dans l'Archipel des Nouvelles-Hébrides, y compris les îles de Banks et les îles de Torres, et dans les eaux territoriales de l'Archipel, de vendre ou de livrer aux indigènes tels qu'ils sont définis à l'Article 8 de la présente Convention, de quelque façon et sous quelque prétexte que ce soit, des boissons alcooliques.

- 2. Ne sont pas compris dans la présente prohibition les médicaments ou cordiaux à base d'alcool donnés en cas de maladie ou d'indisposition.

- 3. Sont compris dans la présente prohibition les spiritueux, les bières, les vins, et, d'une manière générale, toute boisson fermentée susceptible de provoquer l'ivresse. »

-

Pour se faire une idée de ce qui devait se passer concrètement, il suffit de lire les quelques extraits de décisions du TRIBUNAL MIXTE DES NOUVELLES-HEBRIDES du début du siècle dernier :

-

…"Attendu que par exploit daté du premier septembre 1913 N’Guyen Van Hoi a été cité à l’accusation d’avoir vendu de bon matin, le quatorze août 1913 à un indigène de Santo (Nouvelles-Hébrides) nommé Sam ou Frond, demeurant à Port-Vila, un demi litre de rhum pour la somme de deux shillings ;

Attendu que un procès Verbal du Commandant de milice française en date du quinze août 1913, et de 1'aveu du contrevenant, il résulte que le quatorze août 1913, à Port-Vila (Nouvelles Hébrides) le nommé N'Guyen Van Hoi a vendu à l’indigène Sam ou Frond de Santo. (Nouvelles Hébrides) une demi bouteille de rhum, pour la somme de deux francs et cinquante centimes;"

…"Attendu que le Contrevenant est en état de récidive légale pour avoir été condamné le vingt et un avril 1911 pour la même contravention ; qu’il y a lieu d’en tenir compte dans l’application de la peine ;

Par ces motifs :

Condamne N’Guyen Van Hoi à cinquante francs d’amende à trois jours de prison, et en tous frais et dépens."

Affaire No 219
Audience correctionnelle du 9 septembre 1913.

---0---

…"Attendu que par un exploit date du vingt quatre septembre mil neuf cent treize, N' Guyen. Van Thing a été cite a comparaitre devant ce Tribunal pour répondre a 1'accusation d'avoir
Vendu le lundi vingt deux septembre mil neuf cent treize, a environ dix heures et demie du matin dans une salle de débit nommée "Bar du Condominium", a Port-Vila, ile de Vaté, Nouvelles Hébrides, aux indigènes : Daniel Tenene de Maré, iles Loyautés, Nouvelle Calédonie, Toten et Kalman d'Erakor, ile Vaté, trois verres d'absinthe, pour un poisson, ce qui constitue une infraction a 1'article 59 de la Convention du 20 octobre 1906 et a l'arrêté conjoint du 14 janvier 1911;"

"Attendu que de l'aveu même du contrevenant et des débats il résulte que N'Guyen Van Thing dit Bah, a le vingt deux septembre mil neuf cent treize, à Port-Vila (Nouvelles-Hébrides ) vendu de l'absinthe aux indigènes Daniel, Toten et Kalman;"

….

"Par ces motifs :

Le Tribunal condamne N’Guyen Van Thing dit Bah a 25 (vingt cinq) francs d’amende et en tous frais et dépens."

Affaire No 224
Audience correctionnelle du trois octobre 1913

---0---

….

"Attendu que par un exploit en date du vingt six septembre mil neuf cent treize, Phan Van Bir a été cité à comparaitre devant ce Tribunal pour répondre à l’accusation d’avoir vendu, le samedi vingt septembre mil neuf cent treize, vers midi, dans sa maison, située près de celle de Monsieur Lepeltier à Port-Vila, à l’indigène Louis d’Aoba, Nouvelles-Hébrides, deux verres de vin pour la somme de dix pence (environ un franc) ce qui constitue une infraction à l’article 59 de la Convention du 20 octobre 1906,

Attendu que de l’aveu même du contrevenant et des débats il résulte que Phan Van Bir a le vingt septembre mil neuf cent treize, à Port-Vila, (Nouvelles-Hébrides) vendu deux verres de vin à l’indigène Louis d’Aoba (Nouvelles-Hébrides) ;" …

"Par ces motifs :

Le Tribunal condamne Phan Van Bir à vingt cinq francs d’amende et en tous frais et dépens."

Affaire No 226
Audience correctionnelle du 7 octobre 1913.

---0---


"Attendu que d'un procès-verbal dressé, à la date du 21 Juillet 1916, par M. Boibelet, gendarme, adjoint au Commandant de la Section française de la Milice, des débats et aussi des aveux du contrevenant, il résulte la preuve que celui-ci, Ha Van Gioi, a, le 14 Juillet 1916, en son habitation sise près du Lagon, île Vaté, vendu des boissons alcooliques aux indigènes Poui, de Santo et Tommy, d'Aoba;"

"Par ces motifs,

Déclare HA VAN GIOI atteint et convaincu de l'infraction c--dessus spécifiée;
Et lui faisant application des textes dont lecture a été donnée à l'audience,

Le condamne à quinze jours d'emprisonnement et à cinquante francs d'amende et aux frais."

AFFAIRE No. 299

AUDIENCE DE SIMPLE POLICE DU MARDI 1er AOUT 1916

---0---

…,

"Attendu que d'un procès-verbal dressé le 31 Août dernier par M. DELIGNY, Commissaire de police français, et aussi des aveux du prévenu, il résulte la preuve que ce dernier a, le 11 Août 1917, vendu des boissons alcooliques et notamment du rhum aux indigènes BANKOR et LENKOU d'Ambrym, engagés de la P.I.I.C à Mélé,"

….

"PAR CES MOTIFS:

Déclare le prévenu N'GUYEN VAN DAO atteint et convaincu de l'infraction ci-dessus spécifiée,

Et lui faisant application des articles 59 et 61 dont lecture a été donné à l'audience,

Le condamne à quinze jours de prison et a une amende de cinquante francs et aux frais."

AFFAIRE 355

AUDIENCE DE SIMPLE POLICE DU VENDREDI 14 SEPTEMBRE 1917

---0---

….

"Attendu que tout jugement doit articuler les faits dont le prévenu a été inculpé et ceux dont il est déclaré coupable et porter en lui-même la preuve de sa régularité;"

"Attendu qu’en un laconisme critiquable le jugement N° 188 du Tribunal du 1er degré les Iles Nord, en date du 9 mai 1960, dont est appel, se borne à déclarer PHAM VAN PHACH « prévenue » et « coupable » d’infraction aux dispositions de l’article 59 du Protocole franco-britannique du 6 août 1914, sans donner en aucune de ses dispositions la moindre précision sur les circonstances de l’infraction notifiée au prévenu ou retenu à sa charge : temps, lieu, indication des faits constitutifs ; qu’au vu de ce jugement la juridiction d’appel en est, de façon très regrettable, réduite à des conjectures sur l’objet précis de la poursuite, que les notes d’audience ne suffisent pas à compléter le jugement sur ce point puisqu’elles se réfèrent simplement à un procès-verbal de gendarmerie pour ce qui est de la prévention notifiée à PHAM VAN PHACH ; qu’il y a là une première irrégularité ;

Attendu, de plus, que les notes d’audience mentionnent les dénégations du prévenu après lecture à lui faite du procès-verbal de gendarmerie N° 112 du 23 avril 1960 ;

Mais attendu que ce procès-verbal, qui ne fait que rapporter un aveu qu’aurait passé le prévenu sans que ses rédacteurs aient personnellement constaté les faits délictueux de fourniture d’alcool à des indigènes dont il a été déclare coupable, n’est, de ce fait, pas de ceux auxquels est attaché la présomption de véracité de l’article 60 par. 2 du Protocole; qu’il appartenait donc à l’accusation de rapporter par l’un des moyens légaux la preuve des faits reprochés sans prévenu et niés par celui-ci; qu’à cette fin des déclarations ont été faites à l’audience du tribunal du 1er degré par des personnes qui auraient été témoins des faits reprochés, sans que ni le jugement ni les notes d’audience mentionnent que ces personnes aient prêté le serment exigé par les articles 18 de l’arrêté du Tribunal Mixte du 29 avril 1927 portant règles de procédure devant les tribunaux du 1er degré et 19 et 21 de l’arrêté du Tribunal Mixte du 15 décembre 1910 portant règles de procédure devant le Tribunal Mixte; qu’ainsi la preuve n’ayant pas été régulièrement rapportée à l’encontre du prévenu doit être tenue pour inexistante;

Attendu que le Tribunal Mixte, s’il n’est pas suffisamment éclairé sur les circonstances de la cause dont il est saisi d’office au cas de condamnation à l’emprisonnement prononcée par un tribunal du 1er degré, peut, aux termes de l’article 21 § 111 du Protocole, entendre des témoins à sa barre; qu’il possède à fortiori ce même pouvoir lorsqu’il statue sur un appel du condamné;

PAR CES MOTIFS

Sans qu’il y ait lieu de statuer en l’état sur les autres moyens d’appel;

Annule la procédure de 1ère instance et le jugement qui a suivi;
EVOQUE la cause;

Dit que les témoins utiles seront cités à la diligence du Ministère Public;"
Jugement N° (B) 2/61
du 13 janvier 1961

---0---

"VU l’exploit de M. Stephan JEAN, Huissier, citant PHAM HUU TY à comparaître a l’audience de ce jour sous la prévention d’avoir à Luganville, SANTO, le 16 avril 1960, vendu du vin et de la bière aux indigènes néo-hébridais SITTI et MAQUI; une bouteille de vin à chacun des indigènes néo-hébridais JOHN et TOM; infractions prévues et réprimées par les articles 59 et 61 du Protocole Franco-anglais du 6 août 1914.

OUI le Ministère Public en ses réquisitions;

ATTENDU qu’aucun témoin à charge n’a été produit à l’audience; que le prévenu nie les faits qui lui sont reprochés;

PAR CES MOTIFS:

RELAXE le prévenu des fins de la poursuite.

Met les faits à la charge du Condominium."

Jugement N° (A) 9/61
du 29 mars 1961

Source : http://www.paclii.org.vu/

21.4.08

Vietnam Beach Boys

Vous avez l’appétit de César Comme Jessica vous avez un penchant pour la spiritualité Comme Kevin vous êtes souvent à la plage Vous aimez l'aventure comme Flore
et vous voulez connaître le pays d’origine de Nadette .
J’ai bon plan pour vous :
Pour plus de détails :
windsurf-vietnam.com






18.4.08

Les guillotinés Tonkinois de Port-Vila.

Il s’agit d’une histoire qui s’est passée en 1929 -1931 et dont on pourrait s’inspirer pour faire un film. Les faits sont relatés avec plus au moins de précision dans certains sites internet ou ouvrages à caractère historique. La source la plus complète provient de Monsieur FROUIN, (entre autres) journaliste en ce temps là.
N’ayant d’information personnel à ajouter, je ne sentais pas le besoin d’écrire un billet sur cette affaire jusqu’au jour où j’ai visionné le reportage réalisé pour la chaine de télévision vietnamienne HTV7.





Au travers du reportage j’apprends l’existence d’une stèle à la mémoire des condamnés, avec les identités de ces derniers inscrites (précisions introuvables auparavant). Cela montre que le sujet est considéré comme un patrimoine historique pour les vietnamiens au Vanuatu. Cette appropriation de l’histoire contraste avec le témoinage journalistique de l'époque.








L'AFFAIRE DE MALO-PASS (1929)

Une machination contre un colon, bâtie et menée à son terme criminel par des recrutés tonkinois sur l 'île de Malo en juillet 1929.
La propriété" Malo-Pass",sur l 'île de Malo appartenait à I’ époque à la Compagnie Agricole e t Minière des Nouvelles-Hébrides qui employait des gérants pour I ‘exploitation. Peu avant l'expiration du contrat du gérant contre-maître fin mai 1929, la Compagnie s'est préoccupée de son remplacement en s'assurant le concours de N... qui a pris ses fonctions le 1er juin 1929. Les deux gérants ont collaboré pendant environ un mois en guise de transition.
La main-d’œuvre employée sur cette plantation était composée d'indigène set de Tonkinois arrivés directement d 'Indochine en 1928. Et parmi eux, quatre hommes se sont fait remarquer par leur différence : "mauvaise volonté au travail" et "nature violente".
Il est facile de deviner qu'avec ces comportements "frondeurs" ils aient acquis une grande emprise sur les autres travailleurs.
Déjà, pendant la période d e transition de prise de fonction, N... avait signalé à la direction d e la Compagnie que I 'exploitation était dans un état déplorable et on lui a suggéré de "reprendre les choses en main". Ainsi donc, devant son attitude ferme, ces quatre Tonkinois, s 'inquiétant probablement de perdre leur ascendant sur les autres, se sont concertés pour former le projet de se débarrasser de lui.
Il faut dire que N..., dans le souci du meilleur rendement
n'hésitait pas à utiliser le nerf de bœuf. Il lui arrivait aussi de mettre les recrues indociles et paresseuses dans une fosse creusée dans le camp et de recouvrir le tout avec des tôles et des madriers. C 'était un peu la prison de la plantation. Mais qui dit prison dit évasion, souvent, et il y en eut une, celle d'un Tonkinois qui est allé vivre dans la brousse, ravitaillé par ses compatriotes de la plantation.
A la mi-août, le directeur de la compagnie est venu en visite
d'inspection, a constaté que tout allait beaucoup mieux et que le rendement dans le travail s’était amélioré. Il n'a pu qu'encourager N... à poursuivre dans cette voie.
Le 25 août, N... accompagne un ami sur sa plantation et revient à la tombée de la nuit. Il trouve alors à Malo-Pass mon sieur A ..., géomètre de la Compagnie avec qui il a dîné puis ce monsieur A4... est parti avec sa pétrolette à Aoré sur l'autre rive du Bruat où il procédait à des travaux de délimitation. N... se trouve donc seul... Et évidemment, on s’en doute, c'est le moment que vont choisir les quatre comploteurs pour mettre à exécution leur projet.
L'un était chargé d'aller prévenir N... que l'évadé était dans la cuisine des coolies et qu’il se ravitaillait. Le colon, en pyjama, se munit d'une torche et de son revolver et va à la cuisine. Il le retrouve en train de fouiller dans un sac de riz. N... dirige brusquement son faisceau lumineux sur lui et le met en joue. Ebloui et pris de peur, le tonkinois lâche le sabre d'abatis qu’il dissimulait derrière son dos et se laisse entraîner sans résistance jusqu'à la maison du colon où il est attaché sur la véranda.
Les quatre autres décident d'en finir immédiatement, avec leur patron. IIs libèrent leur ami, et le mettent cette fois sous I'un des lits de leur habitation commune. Et pour la seconde fois, ils appellent N... lui disant que le prisonnier s’était échappé à nouveau et qu'il était dans une case cherchant de la nourriture. Le colon les suit à nouveau au camp des travailleurs.
Tenant de la main gauche sa lanterne électrique et de la droite son revolver, N... se dirige vers le coin du garde-manger et ne trouve rien. L'un des Tonkinois lui explique alors qu’ayant eu peur, l’autre s'est caché sous le lit. Le colon se baisse , les quatre hommes derrière l u i . . .
Le premier lui assène alors deux coups de hache derrière la tête, suivi des autres qui enfoncent leurs sabres d'abattis dans le corps étendu, mort.
L'enquête menée après cet assassinat a montré qu’il y avait bien eu complot monté par ces quatre Tonkinois aidés par une vingtaine d'autres qui se trouvaient devant et autour de la case cette nuit là. Les coupables ont reconnu avoir scellé un pacte avec les autres autour de deux bouteilles de vermouth, s’assurant ainsi le concours de tous et leur mutisme. Renseignements judiciaires pris sur les antécédents des accusés il s'est avéré qu'ils étaient venus travailler aux Nouvelles-Hébrides sous de faux noms, certainement dans I 'espoir que resteraient inconnus les crimes qu'ils avaient commis au Tonkin.
Après un long procès au Tribunal Français de Port-Vila, l e verdict est rendu tard dans la soirée : Les quatre Tonkinois sont condamnés à mort. Trois autres dont l'évadé aux travaux forcés à perpétuité, sept autres aux travaux forcés à temps et les six derniers sont acquittés. Lors de la lecture d u verdict, l 'Aviso escorteur "REGULUS" de la Marine Française était en rade de Port-Vila depuis quelques heures...
Par mesure de sécurité et d'ordre, les condamnés ont été provisoirement
Déportés en Nouvelle Calédonie par le "REGULUS" Pour attendre le résultat de leur pourvoi en Cassation puis du recours en grâce qui furent rejetés par la suite.

" le Néo-Hébridais"
Journal de M. FROUIN

Port Vila, juillet 1931: La guillotine sous les cocotiers

Le champ de la milice française est une belle pelouse entourée de villas claires, et domine la ville et la rade. Habituellement, quelques chevaux y paissent indolemment et l'on entend les rires sonores des miliciens dans leurs cases blanchies à la chaux. A l'aube rouge de ce matin du 28 juillet 1931, c'est le champ de la mort.
La guillotine, amenée de Nouvelle Calédonie, et dressée pendant la nuit, montre dans l'aube qui pointe, le couperet livide qui bientôt remontera cinq fois éclaboussé de rouge puisque six têtes vont tomber.
C'est la première fois qu'on élève la guillotine ici. Celle qui est dressée aurait servi (du moins son mécanisme et le couperet), d'après certains documents conservés à Nouméa, à exécuter le roi LOUIS XVI. Elle aurait également décapité ROBESPIERRE et c'est le jour anniversaire de son exécution qu'elle fonctionne dans ce lointain archipel du Pacifique à 22.000 kilomètres de la place de Grève ou elle s'érigeait au nom du Salut Public. Les condamnés sont tous Tonkinois. Les deux premiers ont assassiné en mai 1929 un de leurs compatriotes après l'avoir volé.
Les quatre autres sont les assassins de M. N... en août 1929.
Le "LAPEROUSE" du 27 Juillet les a amenés à Port-Vila, sous la garde de gendarmes, en même temps qu'étaient transportés la guillotine et ses servants volontaires, des condamnés de droit commun.
L'assistance nombreuse, composée d'Européens, d'Indigènes et d'Indochinois, retenue par la police française, ne peut voir l'exécution qu'à distance. Parmi les personnalités, le Procureur Général, le Président du Tribunal français, le Commissaire de police, le Chef du Service de l'immigration. Le Procureur au tribunal mixte. Le Chancelier de la Résidence de France et le Docteur, Chef du service de santé.
Chacun a son tour, soutenu par deux aides à cause des liens, les condamnés franchissent les 40 mètres qui séparent la case ou ils sont enfermés et la guillotine que le Révérend Père LOUBIERE essaie de leur masquer de son mieux. II les précède et les assiste de toute sa foi en leur répétant d'ultimes paroles d'espérance et en leur faisant baiser un crucifix noir. Dès qu'une tête tombe, le Père se précipite vers la case pour chercher un autre condamné et six fois de suite il se porte garant que le geste du bourreau est libérateur.
Six têtes sont tombées.
L'ordre a été parfait. L'exécution a duré vingt minutes. Les condamnés ont eu une attitude calme et résignée. Le bourreau a été félicité pour s'être acquitté de sa tache en si peu de temps.

"Le Néo-Hébridais"
Port Vila, juillet 1931



La guillotine visible au musée de Bourail n'est celle qui a été utilisée à Port-Vila.




Les images sont extraites du reportage "Ký sự Tân Đảo".

9.4.08

Les KAREMBEU au Vietnam

Le football et moi ça fait 3. Mais bon je l'avoue, lors de mon premier séjour au Vietnam, pour pouvoir situer aux jeunes vietnamien(ne)s l'île d'ou je venais, je leurs disais :
- tu connais l'équipe de France de football ?
- tu connais KAREMBEU ?
- ben il vient de Nouvelle-Calédonie et c'est là que j'habite^^.
.
Tout ça pour vous dire qu'au Vietnam, tout le monde aime le foot, tout le monde connait l'équipe de France et, KAREMBEU entre autres.
En ce moment les habitants de Ho Chi Min Ville ont droit à la visite de Monsieur et Madame K.
.
Vợ chồng Karembeu rất thân thiện và gần gũi - Ảnh Đ.N.Thạch
.
l'ex-Saïgon s'offre un match de retraités Bleus
.
A l'extérieur du stade, des billets se vendent au noir au milieu du flot de motos. Le public s'est déplacé mardi pour Karembeu mais aussi ses aînés Rocheteau et Amoros, tous ces ex-Bleus venus disputer un match de football inédit dans l'ex-Saïgon au sud du Vietnam.
La dernière fois qu'une équipe française de football avait joué ici, c'était en 1973, l'équipe olympique des moins de 23 ans, se souvient Ho Thanh Cang, qui avait marqué l'unique but côté vietnamien.
A l'époque, la puissance colonisatrice française était déjà partie du Vietnam. Mais le pays était encore en guerre contre les Etats-Unis, divisé et Saïgon ne s'appelait pas encore Ho Chi Minh-Ville.
Ce mardi soir, Ho Thanh Cang espérait "revoir des amis du match d'avant". Mais "il n'y en avait pas", regrette-t-il, "heureux" tout de même que des Bleus rejouent ici.
C'est pourtant, toutes générations confondues, qu'une quinzaine d'ex-internationaux français qui ont fait le déplacement pour affronter, en match de gala, leurs homologues vietnamiens. Des Vietnamiens, tous aussi retraités, de la sélection nationale des années 90.
Source : fr.fifa.com
.
La suite en vietnamien sur thanhnien.com.vn

Chủ tịch UBND TP.HCM - Lê Hoàng Quân (áo trắng)trao hoa chúc mừng danh thủ Karembeu


Chính siêu mẫu Adriana Karembeu là người đá quả bóngmở màn trận đấu

Việt - Pháp: tất cả cùng chiến thắng và có thêm nhiều người bạn

3.4.08

Parole de Zozo

Pour faire suite au billet sur la mini série tv de la cousine Nadette
, j’ai trouvé une description de l’épicerie vue sous un angle métropolitain, non pas un blog mais carrément un site type Le guide du Castor Zozo.



LES EPICERIES DE QUARTIER


Ouvertes de six heures à 21 heures, 7 jours sur 7, généralement tenues par des asiatiques, les épiceries de quartiers se trouvent un peu partout à Nouméa mais aussi en brousse. Rares sont les rues qui n’en ont pas.

Dans ces petits commerces de proximité vous trouverez, sur une surface réduite. tout ce dont vous avez besoin, l’indispensable ainsi que le superflu .En Calédonie, “aller au chinois” est quasiment un élément culturel tant ces petites échoppes se sont rendues indispensables au fil du temps. En effet, en plus d’être des épiceries, ces enseignes font très souvent office de restauration rapide. par le biais de la non moins culturelle “barquette” qui fait le bonheur des étudiants et ouvriers du quartier!

Le rythme de travail calédonien avec un réveil précoce et une pause déjeuner courte s’accorde très bien avec ce type de restauration Il faut savoir qu’en plus d’être copieux et très abordables, les plats proposés dans ces épiceries sont particulièrement savoureux et dépaysants En plus des “classiques” de la cuisine asiatique tels les nems, samosas et autres rouleaux de printemps, des spécialités du Pacifique sont souvent proposées comme la salade tahitienne, le poulet-bami ou le curry de cerf .

Une excellente occasion de pratiquer la gastronomie calédonienne, au quotidien et à prix raisonnable .

Le nem calédonien mérite une petite mention. tant à cause de ses dimensions (format wallisien !) que par le fait qu’il est consommé à chaque moment du jour et de la nuit par petits et grands Il fait autant office de petit-déjeuner à 5 heure du matin que de goûter à la sortie de l’école. C’est spécial au début et puis très vite, vous ne pourrez plus vous en passer!!

Dernier avantage, et non des moindres, les tarifs pratiqués dans les épiceries de quartiers sont étonnamment compétitifs en comparaison de la grande distribution.


Trouvé sur zoreille.com




24.3.08

Un lundi de Pâque

Après plus d'une semaine de temps pourri, le soleil est apparu ce matin.
Pas de vent et marée haute. Des conditions idéales pour sortir la planche et la rame.
5 minutes plus tard c'était la séance Zen dans la baie de Magenta.

C’était aussi l’occasion pour moi de ressortir mon vieil appareil photo étanche Sony DSC-U60.
On trouve mieux maintenant et pas plus chère (par rapport au prix que j’avais payé à l’époque). Mais bon, les 2 mégapixels sont suffisant pour faire des diaporamas sur internent et l’appareil est en très bon état de marche. Ca ne vaut même pas le coup de le revendre.
Pour la petite histoire, j’avais des soucis avec le capteur de l’appareil mais j’ai réussi à la réactiver à l’aide d’une lampe à infrarouges (d’un appareil de massage). Du moins, je pense que c’est grâce à cela.





L’après-midi il faisait encore « assez » beau, et j’avais à Junior d’aller l’emmener barboter à la « baie des citrons ». J’en ai profité pour faire une séance photos, histoire de se faire la main.
Comme ça, quand j’aurai besoin de me détendre au boulot, j’aurai juste à aller sur mon blog et à visionner ces diapos ^^.



23.3.08

MATT K. MATSUDA

Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus ^^.


Pourtant il est passé par chez nous et a même écrit un article sur nous :



MATT K. MATSUDA (Ph.D., UCLA) joins the Office of Undergraduate Education as the College Avenue Campus Dean. A member of the Rutgers History Department since 1993, Professor Matsuda has been an undergraduate vice chair and a project director at the Rutgers Center for Historical Analysis. He teaches and researches Modern European (particularly French) and Asia and Pacific comparative questions and has written books about memory and historical thinking, empire and emotions, and is currently working on a general study of civilizations and encounters in the ocean-world of the Pacific. He is a recipient of undergraduate teaching awards at both UCLA and Rutgers and has been a guitarist and performer on the indie underground music scene. He looks forward to participating with students and faculty in creating programs that fully engage the scholarly, artistic, and scientific talents of the Rutgers community.



Source : undergraduate.rutgers.edu



"Affinities and Empires:¾ Tales from the Pacific." Paper presented at Seascapes, Littoral Cultures, and Trans-Oceanic Exchanges, Library of Congress, Washington D.C., February 12-15, 2003.

Extrait :


In New Caledonia, Tonkinese, Japanese, Javanese were brought at the turn of the twentieth century to labour in plantations and mines. Everywhere, from Melanesia to Polynesia to Australia and New Zealand, the faces and peoples of Asia. The names of Japanese and Korean corporations, the Chinese newspapers and shops, the rows of Thai and Vietnamese businesses, restaurants, gift shops. In Nouméa on the Rue de Verdun Trinh auto-radio squares up its fences against Restaurant Indochine. Monsieur Hoang of the nearby Vilbar snack corner dispenses advice on marrying Laotians. I am reminded how tales of love also frame a chronology of France and Cochinchine, Annam, Tonkin, Laos, and Cambodia as they were protected, possessed, and colonized into "Indochina."
From the middle nineteenth century, military men like Pierre Loti or Captain Francis Garnier declared missions of passionate fraternalism become patriotism, adventures transmuted into the "Conquest of Hearts" of geographer Auguste Pavie at the turn of the century. The "possession of the native" promoted by colonialists was realized in civil policy of the early twentieth century through state-approved mixed liaisons and colonial marriage fictions. The possibilities and limits of this imperial romance were tested and constantly renegotiated by generations of Vietnamese like Bui Tanh Vanh or Tran Van Tung, who accepted France as affectionate mother, brother, or lover, or Nguyen An Ninh, who reversed the romance, intoning, "it is not for a sentimental project that France has gone to Indochina one would have to be the most stupid sort of colonial to believe in "the Civilizing Mission."
At the Vilbar snack corner, M. Hoang tells of his life as a concert musician in Vietnam—he was a cellist. I think of the essays of Bui Tanh Vanh, who founded a European classical music school in Hué in the 1920s. In the colonial era Bui imagined himself the (perhaps unappreciated) son of a loving French mother. "It would be have to think that France has crossed seven thousand kilometers of ocean to come in good will, extending us a hand, without expecting anything of us. She perfectly has all the rights that justice confers upon an adoptive mother." Bui even asserts a parallelism between French gunboat officers and motherly love: "the policy of our affectionate adoptive mother is the same as that applied by a generous ship's captain regarding strangers stowed away on board." He also finds common cause with "our good adoptive brothers they honor their mother as they make themselves honorable; they love all as they make themselves loved."


historycooperative.org

22.3.08

Le jour de ma naissance

Que se passait-il au Vietnam le 25/04/1966, jour de ma naissance .
Sur France Inter, on annonçait l’apparition de mig 21 dans le ciel nord vietnamien et on se posait des question sur la nationalité des pilotes. Russes, chinois ou nord vietnamiens ?




40 ans d’histoire (de nems) réduits en gravats.

C’était prévu depuis un an déjà mais ça m’a fait tout drôle de voir la démolition en deux temps trois mouvements du premier complexe vietnamien qui a été édifié en Nouvelle-Calédonie.


Je n’ai même pas penser à prendre des photos en souvenir mais j’en ai trouvé une sur le net :


Le quotidien local nous a fait un petit article à ce sujet :

"Un centre d’affaires devrait remplacer L’Impérial

Alors que vient de s’achever la démolition du complexe commercial L’Impérial, le propriétaire du site envisage d’y reconstruire un centre d’affaires.Menée tambour battant à grand renfort de pelleteuses, la destruction du complexe commercial L’Impérial aura nécessité moins d’un mois de
travaux. La place est désormais bien nette. Les gravats ont été enlevés et serviront à l’édification d’un remblai du côté de Païta. Ils seront soigneusement ensevelis car il y avait des suspicions concernant la présence d’amiante.

Concession Hyundai

Le site est donc prêt à accueillir un nouveau projet immobilier. Mais sa mise en chantier n’est toutefois pas pour tout de suite, comme le précise Jean-Pierre Dang, propriétaire du site : « Nous avons un avant-projet concernant un centre d’affaires mais rien n’est encore arrêté. Le cabinet d’études de l’Atelier d’architecture de Jean-Pierre Huvon planche sur sa faisabilité et sur son éventuelle rentabilité. » Et d’ajouter : « Cela pourrait
être un centre d’affaires comprenant un immeuble et un hall d’exposition.
L’immeuble accueillerait une dizaine de commerces au rez-de-chaussée et des bureaux sur quatre étages. Le hall d’exposition, à l’ancien emplacement de Farmagri, abriterait la concession Hyundai de mon frère Jean-Paul.»

Jean-Pierre Dang explique par ailleurs pourquoi il a tenu à faire raser L’impérial, même s’il n’a pas de projet immédiat pour le site : « J’ai voulu faire place nette, car les locaux étaient souvent squattés la nuit et, à plusieurs reprises, il y a même eu des départs d’incendies. Cela risquait de devenir trop difficile à gérer. »


Michel Martin
Les Nouvelles Calédoniennes - 22/03/2008"

L’histoire de l’Impérial en quelques dates

1967: Construction de l’immeuble Impérial. Ouverture de la première salle des fêtes et du supermarché.
1968: Vente du fonds de commerce.
1974: Ouverture de la nouvelle salle des fêtes Le Majestic et de la quincaillerie Chuvan frères. 1978: La maison Barrau reprend la gérance du supermarché.
1992: Fusion avec la maison Ballande pour créer un grand magasin de bricolage. Fermeture de Chuvan frères. Ouverture du magasin Vietnam Asie.
1996: Fermeture de Vietnam Asie.

Parce que la saga des Frères Chu Van mérite d’être connue, j’en rajoute une couche :

"La destruction de l’ex-propriété Laurent Chuvan est en cours. Symbole de la réussite puis de la déchéance d’un homme, cette immense maison, bâtie à la fin de la période la plus troublée de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, va laisser place à une résidence de standing.

L’affaire d’Ouvéa était encore dans les esprits. Les accords de Matignon et d’Oudinot à peine signés.

Sur les contreforts du Ouen-Toro, zone quasiment non bâtie à l’époque, Laurent Chuvan, fils d’un migrant vietnamien, décide de construire sa maison. Immense. Car Laurent est un « grand rêveur » explique avec respect Joseph, un de ses cadets. Il veut pouvoir y accueillir ses dix frères et sœurs et la ribambelle de nièces et de neveux.

L’heure de gloire

La maison est assez « m’as-tu-vu » avec ses deux ailes en forme de pinces de crabe ouvertes sur un énorme faré, sa piscine, son terrain de tennis…Dans un contexte où beaucoup s’interrogent sur le devenir de la Nouvelle-Calédonie, où beaucoup d’argent est investi à l’extérieur du territoire, Laurent Chuvan n’a pas peur de dépenser 200 millions dans une maison. Ça jase beaucoup en ville. En réalité, la maison coûte beaucoup moins cher car il assure lui-même le chantier avec une équipe d’employés du bâtiment. En 1990, elle est terminée. Laurent Chuvan occupe une aile et Joseph l’autre. C’est l’heure de gloire de cette famille qui doit tout à ses parents, commerçants acharnés, à Koumac d’abord, puis au Faubourg-Blanchot où ils bâtissent leur réussite. Le début des années 90, c’est la glorieuse époque de l’Impérial. Le Majestic brille de mille feux. La quincaillerie Chuvan Frères profite de la dynamique des accords. Car en fait, en homme d’affaires avisé, Laurent Chuvan a anticipé la relance économique.


L’empire s’écroule

Dans l’immense maison — précurseur avec ses toits de tuiles vernissées bleues — des fêtes, pas que de famille, ponctuent les semaines. Mais la fortune ne sourit pas toujours à l’homme de cœur qu’est aussi Laurent Chuvan.
L’incendie du centre Barrau puis l’échangeur construit devant l’Impérial font s’écrouler son petit empire alors qu’il rêve de bâtir une immense tour de commerce et d’affaires. Ses déboires sont aussi rapides que son ascension.

L’homme est ruiné. La propriété du Ouen-Toro, plantée sur un terrain de 55 ares, est mise en vente aux enchères. Achetée par un promoteur immobilier, ses jours sont comptés. Laurent Chuvan décède peu après. Devant la maison-symbole, détruite au marteau et au bull, Joseph Chuvan exprime sa tristesse. Mais il relativise. « Cette maison, c’était son rêve à lui, à Laurent. C’est lui qui a voulu faire grand. C’était le grand frère et c’est lui qui a choisi. Il a perdu, c’est comme ça. »

Les Nouvelles Calédoniennes du 30/04/2002 "

20.3.08

SOUTIEN AU DALAI LAMA

Par le biais d’un e-mail que j’ai reçu, je découvre une association dont le but mérite d’être relayé au travers de mon blog.

ASSOCIATION LOTUS
BP 5421 98853 Nouméa
Nouvelle Calédonie
Pacifique sud
Tel. (687) 78 76 55

L'Association Lotus est régie par la Loi du 1er juillet 1901
Elle est enregistrée au Haut-commissariat de Nouvelle Calédonie sous le numéro 0981000196
RIDET 77954


Chers tous,

A travers le monde, la communauté internationale se mobilise pour soutenir le Dalai Lama qui réclame plus de retenue du gouvernement chinois, un dialogue avec Pékin et une enquête internationale sur les tragiques évènements survenus au Tibet.
Cliquez sur la ligne ci-dessous pour soutenir son action pacifique et merci de communiquer ce message aux personnes intéressées.
Click here to sign the Avaaz.org petition


Cordialement
Monique Brochet

www.lotusassociation.fr


10.3.08

Robert TATIN D'AVESNIERES

Robert TATIN D'AVESNIERES (1925-1982)

Un peintre que je vient de découvrir sur un site qui lui est dédié .
L’une des particularités de cet artiste, c’est qu’il a aussi peint des vietnamiens, non seulement noyés dans les scènes de vie, mais aussi comme thème principal. Chose rare qui mérite d'être mentionnée.


L’embarquement forcé des Vietnamiens pour Hanoï à partir du 30 décembre 1960. Tatin avait été bouleversé par cette reconduite forcée des Vietnamiens vers leur pays en guerre. Il note les conséquences économiques de ce départ sur la vie quotidienne à Nouméa : sans « Tonkinois » comme on les appelait, plus de légumes sur les étals – la plupart des maraîchers étant des Vietnamiens. Alors il s’énerve : « Ce pays crèverait de faim si les bateaux n’arrivaient pas d’Australie, de Nouvelle-Zélande. Sombre humanité – Garde-chiourmes – gendarmes – douaniers – soldats – marine militaire – bagnards. Résultat : 0 + 0 = 0. »

Départ des Vietnamiens de Port-Vila (1965)

Musée de Tahiti et des Iles


Vietnamiens au marché de Port-Vila (1963)
Musée de Tahiti et des Iles


Le port de Nouméa (1960)
Musée de Tahiti et des Iles



Scène de rue au Quartier latin, Nouméa. Non daté

8.3.08

"Chez Nadette"


J’avais eu écho de la sortie d’une série télévisée locale ayant pour décor une épicerie asiatique (vietnamienne ?). N’ayant pas d’autres précisions, je suis resté sur ma faim jusqu'à ce soir où j’ai trouvé un article sur lemoutondenis.com

Par la suite ça va plus vite avec le mot clef : « Chez Nadette »
Sur
nouvellecaledonie.rfo.fr, on tombe sur l’article du 22 février 2008.
Sur
province-sud.nc, on peut avoir des détails (copiés collés ci-dessous) dans l’édition du mois de mars de Courrier Sud.





Rendez-vous chez Nadette
A partir du 17 mars, cette épicerie asiatique servira de décor à une série 100 % calédonienne programmée tous les jours avant le JT.
Son credo : rire de tout, en évitant les clichés.

Voici de quoi rafraîchir un peu le PAC (Paysage audiovisuel calédonien) ! A partir du 17 mars, TNC diffuse à 19 h 25 une courte série de fiction humoristique.
Tout simplement la première série 100 % calédonienne, avec auteurs, comédiens, équipe de tournage et thèmes locaux.
« L’objectif, c’est de créer un rendez-vous fort avec les téléspectateurs, précise David Gonnord, producteur de la série et cogérant de la société Imag’In. On cherchait un endroit unique où pouvaient se dérouler toutes les scènes, c’est pour ça qu’on a choisi une épicerie. Le second paramètre, c’était d’avoir plusieurs personnages qui font la culture et la diversité calédoniennes, avec un humour qui soit proche des gens d’ici ».
Résultat : trois minutes de rigolade quotidienne chez Nadette, juste avant le JT. Quatre clients arpenteront les rayons de l’épicerie :
Teddy le
Calédonien,
César le Kanak,
Flore la Métropolitaine,
et Jessica le rae-rae…
Sans oublier bien sûr la gérante, Nadette, dont on n’apercevra que les mains !
« Je dois avoir des mains très ‘‘parlantes’’, plaisante Sam Kagy, alias Nadette. La couleur de mon vernis change tous les jours et mon entourage commence à me prendre pour une folle ! »

160 épisodes prévus


La plupart des comédiens de la série sont issus de troupes de théâtre locales, sauf Teddy qui a fait ses grands débuts avec le tournage de « Foudre ».
Pour travailler les textes, des répétitions sont animées par Alain Mardel avant les tournages, tandis que Marie-Noëlle Lopez-Ricart se charge de la réalisation côté TV.
Chaque épisode est prévu pour s’articuler autour d’une
introduction, trois scènes et une conclusion.
Après le visionnage des deux pilotes, RFO a été séduit et 80 épisodes sont d’ores et déjà programmés. 80 autres devraient suivre qui nous conduiront jusqu’à la fin 2008.
De son côté, la province Sud s’est impliquée dans le projet à travers un concours financier décisif et l’organisation des castings par son bureau d’accueil des tournages.

Sylvain Derne
Courrier Sud







Remarque perso :

Ces mains feraient plus asiatiques (vietnamiennes ?) avec de l'or et du jade^^.

Update de 15/03/2008


Dans l'histoire, Nadette a 35 ans. Elle doit être plus Rn'B que Cải Lương. Ce qui doit expliquer son coté bling-bling.

Update du 17/03/2008

Comme vient de me l'annoncer le vénérable Anonyme, ceux qui ne captent pas RFO NC vous pourrez suivre les épisodes (si j'ai bien compris) sur le site dédié que je met en link.