25.8.07
On nous fait les yeux doux
"Le gouvernement et ses ministères ont activement examiné et réajusté les réglementions concernant la diaspora," ont estimé les participants à une réunion sur les activités relatives aux Vietnamiens de l'étranger ( Viêt kiêu ), tenue le 23 août dans la province de Bà Ria-Vung Tàu.
Sont citées certaines ordonnances importantes telles que les lois sur l'investissement, les entreprises, l'habitation, le foncier, la résidence et, plus récemment, une réglementation d'exemption de visa en faveur des Viêt kiêu.
Le fait de considérer les Viêt kiêu comme "une partie indissociable de la communauté multiethnique du Vietnam" a entraîné une participation active des Viêt kiêu aux grands événements sociopolitiques du pays, a constaté la conférence. Chaque année, les rencontres de Viêt kiêu à l'occasion du Têt, l'organisation de pèlerinages pour des Viêt kiêu exemplaires à l'occasion de l'anniversaire de la mort des rois Hùng (10e jour du 3e mois lunaire), la Fête nationale (2 septembre), les rencontres entre Viêt kiêu et dirigeants, les colonies d'été pour les jeunes Viêt kiêu , autant d'événements qui ont créé un sentiment de "confiance" et d'"encouragement" aux Viêt kiêu pour nouer des liens solides avec leur Patrie.
Grâce à la préoccupation du gouvernement d'agir sans cesse en faveur des Vietnamiens de l'étranger, ces 3 dernières années, les groupes de Vietnamiens extrémistes ont fait leur mea culpa et reconnu les préjudices causés à leur pays natal. Au sein de la communauté vietnamienne de l'étranger, on a assisté à une véritable prise de conscience concernant la situation dans le pays, qui s'oppose aux affirmations colportées par certains. Les Viêt kiêu retournent de plus en plus nombreux dans leur pays natal pour contribuer à son industrialisation et à sa modernisation. Quelques centaines d'entreprises de Viêt kiêu fonctionnent efficacement à Hô Chi Minh-Ville. Pour les années à venir, les participants à cette réunion ont affirmé la nécessité de renouveler les activités d'information et d'appliquer des mesures concrètes pour aider les Viêt kiêu à édifier une communauté puissante, tout en parachevant les mécanismes et politiques destinés à garantir leurs intérêts légitimes.
Tu-Huê/CVN (24/08/2007)
24.8.07
Z’ailes de poulets
Mon bureau était comme les toilettes d’une maison d’habitation, c'est-à-dire à gauche au fond du couloir. C’était un bureau pour deux personnes mais je l’avais pour moi tout seul à cette époque.
Cet après-midi là comme tous les après-midi, j’étais tranquille, j’étais pénard lorsque trois policiers se présentèrent à mon bureau. Ils étaient de la municipale.
- Bonjours, Vous êtes bien monsieur Bui ?
- Oui. C’est pourquoi ? (il m’arrive d’avoir affaire à des policiers ou des gendarmes dans le cadre de mon travail)
- Vous êtes allé au Vietnam récemment ?
- J’y suis allé mais cela fait plus d’un an.
- Vous êtes au courant au sujet SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère)?
- ( ???) oui
- Les services sanitaires nous ont demandé de venir vous chercher.
- ( ???)C’est bizarre tout de même. Après tant de mois ?
- Nous, on nous a donné cette mission, nous n’en savons pas plus. Vous voulez bien nous accompagner (d’un ton très poli).
- Si ce sont des ordres, ok.( je n’ai même pas pensé à leur demander des papiers style convocation) … Est-ce que je peux passer un coup de fil pour prévenir ma femme ?
- Vous pourrez téléphoner quand on sera arrivé.
- ( ???) Bon OK,...je vous suis.
- Encore un détail, on va être obligé de vous passer les menottes.(d’un air un peu gêné)
- ( ???) Ah Bon ? Et pourquoi ?
- Ce sont les consignes. Il y a eu des gens qui ont voulu se sauver.
- ( ???) Je comprend. Bon, si il le faut…mais cela me parait excessif comme mesure (ceux sont des policiers qui ne font que leur travail, et polis en plus. Je suis très intrigué mais j’évite de faire le mariole ).
J’ai mis mes mains derrière mon dos et ce fut la première fois que je fus menotté pour de vrai c'est-à-dire, pas avec des menottes en plastique de panoplie de sheriff.
Je suis sorti de mon bureau et j’ai traversé le long couloir, menottes aux mains, accompagné des trois policiers, sous le regard de tous mes collègues. J’étais zen mais quand même intrigué par cette situation.
Dans le parking était garée la voiture décorée tricolore. Je me suis installé tant bien que mal sur la banquette arrière. (Heureusement que c’était une Citroën Picasso cad assez spacieuse, car essayez de vous asseoir à l’arrière d’une voiture avec les mains liés derrière le dos).
Et nous voila partis pour je ne savais ou.
- nous devons aller chercher une autre personne
- ( ???)
La voiture s’engagea dans la première rue rencontré,
- ça doit être par là
- ( !!! ça fait drôle d’être assis à l’arrière d’une voiture de police, menottes aux mains)
- On doit repasser par votre bureau
- ( ???)
La voiture, après avoir fait le tour du pâté de maisons entra dans le parking du boulot.
Là tout le staff nous attendait. Mes collègues avaient le sourire aux lèvres. Des sourires qui finirent par des éclats de rire.
C’était un après-midi de début de mois d’avril. C’était l’après-midi du 1er avril.
La pneumopathie atypique était au hit parade de l’actualité et j’étais la cible adéquate pour une farce un peu tirée par les cheveux mais crédibilisé par la complicité de vrais policiers.
C’étaient des zèles de poulets pour un poisson d’avril
Le président vietnamien effectuera une visite officielle en Nouvelle-Zélande
- Le président vietnamien Nguyên Minh Triêt effectuera du 10 au 12 septembre une visite officielle en Nouvelle-Zélande, à l'invitation du gouverneur général et du Premier ministre de ce pays, a annoncé jeudi le porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Lê Dung.
Cette visite, la première en Nouvelle-Zélande d'un chef de l'Etat vietnamien depuis l'établissement des relations diplomatiques bilatérales en 1975, est destinée à intensifier les liens entre les dirigeants des deux pays, a-t-il indiqué.
Elle vise également à affirmer la politique extérieure du Vietnam de priser et de souhaiter renforcer et développer ses relations d'amitié et de coopération multiforme avec la Nouvelle-Zélande, à échanger les vues sur des problèmes régionaux et internationaux d'intérêt commun, a ajouté le diplomate.
Les échanges commerciaux bilatéraux, encore modestes au niveau quantitatif, se montrent particulièrement dynamiques à travers une croissance constante. Leur valeur est passée de 93,8 millions de dollars en 2002 à 114 millions en 2003 et à 156 millions en 2004.
-AVI
23.8.07
Economie de visa (2)
Pour lui, cette décision illustre clairement l'esprit de l'arrêté 36 du gouvernement, qui, a-t-il dit hier à l'Agence Vietnamienne d'Information, est de "considérer les Viêt kiêu comme une partie inséparable de la communauté multiethnique vietnamienne". Elle démontre par ailleurs que "le Parti et l'État s'intéressent toujours de près à la question des Viêt kiêu et considèrent même cela comme une priorité nationale", a dit Nguyên Phu Binh. Et d'ajouter que cette exemption de visa, de même que les autres politiques prioritaires relatives à la diaspora (politique du prix unique, loi sur l'investissement, autorisation d'acheter une maison dans le pays...) a pour but de répondre aux souhaits légitimes de la communauté vietnamienne d'outre-mer et d'effacer progressivement la distinction entre les Vietnamiens dans et hors du pays.
Désormais, selon Nguyên Phu Binh, tous les Vietnamiens résidant à l'étranger, dotés des papiers nécessaires et dont le nom ne figure pas dans la liste des personnes interdites de séjour au Vietnam, seront exemptés de visa. Par ailleurs, dans le cas où un(e) Viêt kiêu ou un(e) Vietnamien(ne) est marié(e) à un(e) étranger(ère), son épouse/époux et ses enfants bénéficieront aussi d'une exemption de visa si ces personnes sont titulaires d'un passeport ou des papiers équivalents encore valides pour au moins 6 mois à compter du jour d'entrée au Vietnam. Ils recevront un certificat d'exemption de visa délivré par un service vietnamien compétent, à multiples entrées, qui sera valable pour 5 ans.
Cette décision du gouvernement est applaudie par tous les Vietnamiens de l'étranger. "Néanmoins, certains, appartenant à des groupes extrémistes, ont fait circuler des rumeurs selon lesquelles il ne s'agirait là que + d'une politique sur le papier+ ou +qu'il faudra attendre sa mise en œuvre+", a indiqué Nguyên Phu Binh en expliquant l'inquiétude de certains Viêt kiêu quant aux procédés et dossiers concernés.
"Tous les ministères concernés (Affai-res étrangères, Police, Finances, Défense nationale) promulgueront des circulaires guidant les services compétents dans le pays et les organismes de représentation du Vietnam à l'étranger, pour une bonne application de cette nouvelle réglementation," a renchéri Nguyên Phu Binh.
Ainsi, le certificat d'exemption de visa sera délivré 7 jours à compter du jour de dépôt du dossier. Le demandeur pourra réaliser cette procédure à l'étranger, dans une Représentation diplomatique, ou au Vietnam, au Département de l'immigration. Le site web du gouvernement et certains journaux en ligne font le point sur les documents nécessaires pour constituer ce dossier.
Nghia Dàn/CVN (22/08/2007)
21.8.07
Plan biz Nakamal
Economie de visa (pour les viêts)
Les Vietnamiens d'outre-mer exemptés de visa à partir du 1er septembre
Le Premier ministre Nguyên Tân Dung a promulgué le 17 août l'ordonnance 135/2007/QD-TTg concernant l'exemption de visa pour les Vietnamiens de l'étranger, une décision qui entrera en vigueur à partir du 1er septembre prochain.
Bénéficieront de cette exemption les personnes de nationalité vietnamienne ou d'origine vietnamienne titulaires d'un passeport étranger, ainsi que les étrangers mariés à des Vietnamiens et résidant à l'étranger.
L'acte d'exemption de visa sera valable pendant 5 ans et permettra aux Vietnamiens titulaires d'un passeport étranger de se rendre à plusieurs reprises au Vietnam. Toutefois, à chaque visite, les Viêt kiêu ne pourront séjourner dans le pays que pour une durée n'excédant pas 90 jours. S'ils désirent prolonger ce séjour, ils devront obtenir l'autorisation des organes compétents de l'État. Les Viêt kiêu, munis de leur passeport et de leur acte d'exemption de visa, pourront donc désormais facilement entrer ou sortir du pays.
Pour obtenir une exemption de visa dans les ambassades, consulats et bureaux de représentation du Vietnam à l'étranger, les Viêt kiêu doivent présenter l'un des 3 papiers suivants : soit une justification de leur statut de Vietnamien résidant à l'étranger ou une attestation de l'Association des Vietnamiens de leur pays de résidence ou une confirmation par le bureau étranger compétent de leur nationalité vietnamienne ou de leur origine vietnamienne.
Pour les étrangers qui sont épouses, époux ou enfants de Vietnamiens vivant à l'étranger, seront demandés les papiers justifiants de ces relations ou de la filiation.
Le Comité chargé des Vietnamiens à l'étranger a déclaré avoir envoyé aux bureaux de représentation du Vietnam à l'étranger quelque 200.000 actes d'exemption de visa afin de pouvoir mettre en oeuvre ces nouvelles règlementations dès leur entrée en vigueur.
Ces nouvelles réglementations concernant l'exemption des visas aux Viêt kiêu font parties des efforts du gouvernement pour favoriser la mise en oeuvre de la résolution N°36 du politburo du PC vietnamien concernant les Vietnamiens de l'étranger. En outre, cette initiative va dans le sens de la déclaration du président de la République, Nguyên Minh Triêt, lors de sa visite en juin dernier aux États-Unis.
L'exemption de visa pour les Vietnamiens de nationalité étrangère et leurs proches, devra les encourager à rentrer dans leur pays natal, ce qui contribuera sûrement à l'oeuvre d'édification et de développement du pays.
Selon le Comité chargé des Vietnamiens de l'étranger, il a été recensé environ 3 millions de Vietnamiens résidant à l'étranger, surtout aux États-Unis, en France, en Australie et au Canada. En moyenne, chaque année, près de 500.000 d'entre eux rentrent au bercail.
Huong Linh/CVN (20/08/07)
Côté pratique :
Le bureau des étrangers voudra t il produire des confirmations d'origine vietnamienne ?
L'amicale vietnamienne pourra t elle l'attester ?
Je m'en vais vérifier de ce pas^^.
19.8.07
15.8.07
Gốc chàm, Gốc dưà, Gốc Bu-rao
J’ai recopié ci après l’essentiel de cette lettre qui, je pense, mérite d’être publié.
Đồng Sỹ Hứa
P.36. nhà B4
Trung tự - Hà Nội
R.S Việt nam
Ha noi, le 14 juillet 1996
Monsieur le président,
Tout d’abord je m’excuse de mon écriture débraillée. C’est celle d’un octo.
…
En 1942, venu en Nouvelle Calédonie, je suis aller m’incliner devant les tombes des vénérables CA LE, THUÂN … En regardant monter les volutes d’encens, j’ai eu la nette sensation que j’étais lié à eux. Nous sommes les combattants d’une même lutte : le droit de vivre dans la liberté et la dignité.
Aucune différence entre nous, en Nouvelle Calédonie, « Gốc chàm » ou niaouli et nous « Gốc dưà », Gốc Bu-rao. Entre les natifs de Thái Bình, de Nam Định … et moi du Thưà Thièu. Entre les « chân đăng » et les « quan phán » comme Thận et moi. Nous étions tous des « Tonkinois », des « Chinois ». J’ai été mis au gnouf pour avoir soutenu qu’il n’y a pas de tonkinois, mais seulement des Annamites (entendez Vietnamiens), des Annamites du Tonkin, de l’Annam et de la Cochinchine. Un peuple de 25 millions d’âmes.
Solidarité avec nos frères kanaks que je n’ai pas réussi à réaliser en 1946-1947 et plus avant à Mallicolo entre 1938 et 1941. Ils m’appelaient « Master » comme les colonialistes français et anglais. Ils consentaient à me donner des vivres en cas de grève, mais pas plus.
La division était encore profondément enracinée.
Solidarité avec nos sœurs et nos frères Javanais, Hébridais, Wallisiens, Tahitiens et européens. Ils étaient comme nous des bêtes de somme exploitables à merci – qu’on peut tuer sans être inquiété comme à Malo-pass en 1929, à Epi en 1942, à Santo en 1945, à l’ile aux serpents en 1944, à Thio en 1945, à Voh, La Foa en 1946 … A l’’issue d’un colloque à l’ambassade de France à Hanoi, j’ai dit à mes interlocuteurs : « j’ai mille raisons de vous bouffer le nez »(bulletin de l’ambassade de France au Viêtnam, 1993).
Je vous honore parce que vous avez décider de compter sur vous-même. Je me représente facilement les journées de travail volontaire que vous avez passé à Magenta, baignés de sueur parce que nos compatriotes des Nouvelles Hébrides et moi-même avons débroussaillé les terrains envahis par les aubergines, les buraos à la Téouma, à Mélé, à Tagabé sur l’ile de Vaté, Chapuis , Houchant (j’était déjà expulsé quand commença la construction du camp n° 2 sur la Sarakata à Santo), et quand j’y vins en novembre 1945, celui du camp de Sarmette sur Mallicolo, face au grand océan, était terminé.
Les camps des vietnamiens de Vanuatu étaient créés comme le votre à magenta, avec les moyens moindres et des conditions plus difficiles.
Aucun texte n’a sanctionné nos efforts. Les vôtres ont été chevaleresquement reconnus par Monsieur Jean LEQUES, maire de Nouméa dans votre numéro spécial.
Par vos efforts, avez démontré l’énergie et la vaillance des Français d’origine vietnamienne de la Nouvelle Calédonie.
Que cette énergie et cette vaillance qui honorent le pays de vos ancêtres servent à l’édification de votre nouveau pays, la Nouvelle Calédonie et la France, qu’elles prouvent que vous êtes des citoyens français, calédoniens à part entière.
En passant, qu’il me soit permis de dire que les jeunes binationaux franco-calédoniens vietnamiens sont dignes de leur parents et qu’on a raison de dire que vos enfants nous dépassent de plus d’une tête.
….
Enfin je renouvelle à tous la grande fierté et le respect de deux anciens buraos et « Gốc chàm » : Nguyễn Đức Thận et Đồng Sỹ Hứa.
Nous souhaitons à tous, anciens « chân đăng », fils, petits fils et arrière petits fils (naturellement filles et fils etc.. de « chân đăng » bonne santé, joie et succès dans leur vie.
Đồng Sỹ Hứa
Encore un fois, excusez mon écriture et ma façon de m’exprimer déformées par l’âge.
14.8.07
Sur les traces de «Feu nos pères»
Un an après l’exposition de Nouméa, et à six semaines de celle d’Okinawa qui va mettre un terme à son projet, l’enseignante et artiste photographe Mutsumi Tsuda revient pour la huitième fois en Calédonie, sur la trace des descendants japonais.
Ce voyage-ci, peut-être son dernier en Calédonie, Mutsumi Tsuda va le consacrer essentiellement aux descendants des Japonais venus d’Okinawa à la fin du 19e siècle et au début du 20e. C’est en effet dans cette ville qu’après Nouméa, Yokohama, Kyoto, Tsuruoka, Kobé et Hiroshima, l’exposition « Feu nos pères » va faire son ultime halte. Elle regroupe des portraits d’aujourd’hui, des photos d’époque, des documents d’archives, des DVD et des objets précieusement conservés par cinq générations de descendants de Japonais, dans le monde kanak comme dans le monde calédonien.
Au Japon, « Feu nos pères » a obtenu un véritable succès universitaire et populaire.
Au grand étonnement de ceux qui ne connaissaient la Calédonie que pour ses plages, elle a révélé une tranche d’histoire inédite et pleine d’émotion. A Okinawa même, ville qui cultive une ancienne tradition d’exportation de main-d’œuvre, et qui par cela même est particulièrement ouverte aux cultures du monde, un journal y a consacré plus d’une douzaine d’épisodes, avec de nombreux portraits de Calédoniens d’origine japonaise. De quoi préparer l’opinion à accueillir l’exposition avec bonheur, du 12 au 25 novembre. Une quarantaine de Calédoniens de l’Amicale japonaise feront d’ailleurs le déplacement.
Explorer Poum et Pam
Pour son huitième voyage calédonien en cinq ans, Mutsumi Tsuda va donc cibler ses recherches sur les originaires d’Okinawa : les Higa, Jaan, Akamine, Ohgusiku, Takara et autres Vonitishi. Elle entame un périple de douze jours en Brousse, avec un intérêt particulier pour une région qui a échappé à ses précédentes investigations : la zone Poum-Arama-Pam. Ceux qui pensent pouvoir lui être utiles peuvent la contacter par le biais de Marijo Michel, consule honoraire du Japon (tél. : 86 11 86), qui fera le relais.
L’exposition d’Okinawa, en novembre, mettra un terme au projet « Feu nos pères » tel qu’il a été présenté à Nouméa en août 2006, puis enrichi au Japon. Mais il trouvera sans doute quelques prolongements. Mutsumi Tsuda envisage en effet une exposition photo à caractère plus artistique, peut-être même un livre. Et l’histoire des Calédoniens d’origine japonaise devrait faire l’objet d’un film documentaire, réalisé en fin d’année par la société locale Néo Productions, en collaboration avec Canal + et RFO. Des contacts ont également été pris avec NHK, la chaîne nationale japonaise.
Cinq générations
Entre 1892 et 1919, quelque 5 500 japonais sont venus travailler sous contrat dans les mines de nickel et dans la pêche. Environ 900 d’entre eux ont fait souche et sont restés, engendrant une descendance estimée aujourd’hui, cinq générations plus tard, à quelque 8 000 personnes à tous les degrés de métissage et avec généralement peu de pratiques culturelles japonaises. Comme les Arabes, ils se sont « calédonisés » et ne se considèrent pas autrement que Calédoniens d’origine japonaise.Les premiers arrivés sont morts où ont été pour la plupart expulsés après Pearl Harbor en 1942, laissant souvent femmes et enfants derrière eux. Ceux qui intéressent Mutsumi Tsuda sont ceux de la deuxième génération, âgés de 65 à 90 ans, et qui pour la plupart portent encore des prénoms japonais. Elle estime leur nombre à environ 200, et en a rencontré et photographié une bonne centaine.
HL
Les nouvelles calédoniennes du 14 aout 2007
11.8.07
Histoire à donner des migraines
L’escroc se disait ami des juges
L’expert psychiatre lui-même s’y perd. Les avocats ont dû potasser le dossier jusqu’au bout de la nuit pour s’y retrouver dans les explications de la prévenue. Si l’affaire est toute simple, la manière de procéder l’est beaucoup moins. En mai 2003, la prévenue, d’origine vietnamienne, s’intéresse particulièrement à une commerçante, de même origine qu’elle et condamnée deux ans plus tôt pour « exercice illégal de la profession de banquier ». Elle se rend à l’un de ses magasins et lui explique en substance qu’elle a le bras long, surtout du côté des magistrats. Elle lui fait aussi comprendre que pour bénéficier de son entregent, il faut quand même mettre la main au portefeuille. Plus tard, elle revient voir la commerçante avec un homme qu’elle présente comme le président du tribunal de Nouméa, un ami proche, qui apprécierait également un petit effort financier pour régler ses petits soucis. En l’occurrence, pouvoir récupérer ses reconnaissances de dettes, placées sous scellés par le tribunal. La conversation se déroule en vietnamien, le complice ne comprend rien et estimera plus tard avoir été grugé.
Dîner entre amis
Histoire d’asseoir encore la crédibilité de l’arnaque, un dîner est organisé chez la commerçante. La prévenue assure que l’un des assesseurs qui ont jugé l’affaire de la commerçante sera là. Finalement, il n’en sera rien. Mais la pilule passe comme une lettre à la poste, les onze millions aussi. C’est la somme nécessaire aux magistrats pour rétablir la balance en faveur de la commerçante. Le château de cartes s’effondre lorsque la commerçante porte plainte. L’escroquerie est mise au jour. Sauf que, pendant l’enquête, la prévenue continue à se débattre comme un beau diable. Les explications les plus alambiquées côtoient les manœuvres destinées à échapper aux gardes à vue. Hier, lors de l’audience, la prévenue a continué à apparaître seule contre tous. « Pourquoi tout le monde mentirait autour de vous, sauf vous ? », interroge le président de la cour. « Je ne sais pas trop. J’ai l’impression que c’est un complot. »
« Elle en fait trop »
Pour la partie civile, l’appel de la prévenue ne vise qu’à distiller le doute sur les deux dossiers pour lesquels elle a été condamnée. « Elle a abusé tout le monde, y compris son complice, rédigé de fausses attestations. L’une d’elles a même contribué à faire licencier un clerc d’huissier. » L’avocat général a remarqué cette même « orchestration exceptionnelle » , cette facilité à monter des « scenarii incroyables, qui constitue bien le propre des escrocs ». Le représentant de la société ne fait pas l’économie du pedigree de la prévenue. Des condamnations dont la première remonte à 2003, toutes pour chantage, escroquerie ou dénonciation calomnieuse. Les juges de première instance l’ont condamnée à huit et six mois ferme pour les deux dernières (manœuvres frauduleuses et complicité d’établissement de faux documents) pour lesquelles elle faisait appel. L’avocat général a demandé la confirmation de la décision des juges de première instance. La défense a parlé de faits « totalement inexacts, tels que présentés par les parties civiles et le ministère public ». Son argumentaire s’est basé sur l’intention frauduleuse, pas établie puisque intervenant après la remise des fonds par la plaignante. Même si l’avocat a reconnu que sa cliente avait tendance à « trop en faire », en parlant de ses revirements ou de ses explications. La cour rendra sa décision le 28 août prochain.
P. Ch.
Les Nouvelles-Calédoniennes - Article du 03.08.2007
Si vous avez tous compris, tant mieux pour vous ;).
9.8.07
Một tuần ít quá, phải 3 tháng !!!
C'était à la fin d'un interview relaté ci-après :
Cụ Đỗ Thị Kinh, 91 tuổi, sống một mình trong căn phòng nhỏ gần trung tâm Nouméa. Đến thăm, thấy cụ đang soạn mớ gạo thổi bữa cơm chiều. Cụ kể thời son trẻ trên mỏ Tiébaghi: “Tôi ký chân đăng năm 1938, bảy năm giời đi phu mới ra ngoài sống tự do. Bảo cậu biết, tôi hồi trẻ giỏi lắm, việc gì cũng làm được. Cả cái tiếng Pháp nhé, tôi chẳng học ngày nào, thế mà sõi lắm”. Tuổi cao, sức yếu nhưng đôi mắt cụ Kinh vẫn tinh tường, đọc được báo chữ Việt, chữ Pháp, tụng kinh. Lúc chia tay, cụ ngậm ngùi: “Ở Nouméa có một tuần thôi à, ôi dào ôi, ít quá cháu ạ, phải ở đây 3 tháng mới nghe hết chuyện chân đăng được…”.
Lam Phong
sgtt.com.vn
Si vous avez un peu de temps de libre, n'hésitez pas à aller rendre visite aux personnes agées ça leur fait toujours plaisir et ça peut vous faire du bien à vous aussi.^^
8.8.07
một tuần thôi à, ôi dào ôi, ít quá cháu ạ
sgtt.com.vn
7.8.07
Association Bouddhique de Nouvelle-Calédonie
la Pagode Nam Hai Pho Da (8 rue Max Frouin, Magenta)

Notre association est sous l'égide de la Congrégation Bouddhique
Vietnamienne Unifiée d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Cette
congrégation est dirigée par le vénérable Thich Phuoc Hue qui a
ouvert de nombreux temples en Australie, en Nouvelle-Zélande
ainsi qu'aux Etats-Unis.
la Pagode Nam Hai Pho Da
Le maître Thich Phuoc Thien, réside toute l'année à la pagode. Il
assure les prières quotidiennes, les festivals, les offices pour les
personnes décédées ainsi que les séances de méditation.
Le Bouddhisme en quelques mots
Il y a environ 2500 ans, un homme comme tous les autres, ne se prévalant
aucunement d'origine divine, atteint à la suite d'un long parcours et de
profondes méditations, la réalisation parfaite de sa propre nature et de
celle de l'univers. Suite à cet éveil, il décida de partager son expérience
avec ses semblables pour alléger leurs souffrances. Son premier sermon
eut lieu à Bénarés, il y expose les quatre nobles vérités qui constituent le
fondement du bouddhisme. Ces quatres nobles vérités sont:
1. la noble vérité de l'existence de la souffrance: tout dans notre vie est
souffrance ou en porte les germes.
2. la noble vérité de l'origine de la souffrance: l'attachement, l'avidité
qui nous poussent à toujours vouloir plus et à n'être jamais satisfait.
3. la noble vérité de l'extinction de la souffrance: il est possible
d'atteindre un état de non-attachement où l'on ne souffre plus: le Nirvana
4. la noble vérité de la voie qui mène à l'extinction de la souffrance:
c'est le noble octuple sentier (la compréhension juste, la pensée juste, la
parole juste, l'action juste, le mode de vie juste, l'effort juste, l'attention
juste et la concentration juste) dont le Bouddha a fait l'expérience avant
d'atteindre l' éveil.
Suivre la voie bouddhiste demande donc non seulement d'adopter un
certain mode de vie comme se réfréner d'accomplir certaines actions pour
éviter de causer de la souffrance (compassion) mais également de
développer sa sagesse pour suivre le noble octuple sentier. Un des outils
pour atteindre ces buts est la méditation.
La méditation, pourquoi?
Pour certains, la méditation apporte un bien-être, une relaxation à la fin
d'une journée stressante. Pour d'autres c'est un moyen d'apprendre à
contrôler leur esprit, d'éviter que celui-ci ne vagabonde et que leurs
émotions ne les ballottent plus si violemment. Pour d'autres c'est l'occasion
d'entrer en contact avec leur « nature de Bouddha »... Il existe en fait
autant de raisons de méditer que de personnes pratiquant cette discipline.
Mais tous les méditants ont en commun la recherche de ce qu'on peut
appeler un « mieux-être » ou une « libération ».
5.8.07
le Festival International du Cinéma des Peuples
« Anûû-rû âboro »
« L’ombre de l’homme » Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié)
Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) Kanaky-Nouvelle-Calédonie
17-27 septembre 2007
Ânûû-rû âboro donnera à voir des films venus d'Afrique, d'Asie, des Amériques, d'Europe et bien sûr d'Océanie.
Parmi les films en compétition il y aura donc :
France, 2005. 84 mn.
réalisation : Boris Lojkine.
Production : 4A4 production. VOST Français
Mention spéciale du jury Docaviv, Tel Aviv, 2007.

Et
Rêves d’ouvrière
Vietnam, 2006. 58 mn.
Réalisation : Phuong Thao Tran.
Production : Ateliers Varan Vietnam. VOST Français
Bourse Pierre et Yolande Perrault Cinéma du réel Paris 2007

4.8.07
Le Musée de la Ville
Cela tombe bien, car il y a une exposition en ce moment et pour encore une année. En gros c'est l'immigration au travers des documents d'identité (si j'ai bien compris)
Parmis les livres exposés, il y a un pavé (au sens propre aussi bien que figuré) qui, comme le titre ne l'indique pas, nous apprend pas mal de choses sur le problème vietnamien et les relations Paris-Nouméa-Hanoi-Saigon (pages 140 à 159)
Nouvelle-Calédonie 1945-1968 : La confiance trahie
de Jean Le Borgne
Broché: 598 pages
Editeur : Editions L'Harmattan (8 novembre 2005)
Langue : Français
ISBN-10: 2747585638
ISBN-13: 978-2747585637
8500 XFP ;(
3.8.07
Và hai người phụ nữ Pháp
Trong những ngày lưu lại ở Nouméa, thật bất ngờ khi biết những mộ bia đang dần bị thời gian gặm nhấm, đổ nát lại gây chú ý đặc biệt với một phụ nữ Pháp, đó là cô Stéphane Pannoux hiện đang giảng dạy môn sử học tại Đại học Nouvelle Calédonie. Những mộ bia với các ký tự âm Hán ấy được cô cẩn thận ghi hình, tìm người phiên dịch với mục đích định danh xem các mộ phần ấy là người nước nào. Tất cả các khu nghĩa địa có những mộ bia tương tự ở khắp Nouméa, đặc biệt nơi trước kia từng là các trại tập trung của người chân đăng sinh sống đã cho ra một kết quả chung – đó là các mộ phần đều của người chân đăng, có gốc tích khắp các tỉnh thành Bắc bộ như Nam Định, Hải Dương, Thái Bình… Một bản nghiên cứu dày cộp được cô Stéphane cất công sức làm sáng tỏ gốc tích các ngôi mộ, và chứng minh đó là mộ phần của người Việt, trong đó có mộ phần của các nghĩa quân khởi nghĩa, bị đưa đi lưu đày, số còn lại là của người chân đăng Việt Nam. Cô Stéphane tâm sự: “Khi nhìn thấy các mộ phần, tôi thực sự xúc động vì cảnh hoang tàn ảm đạm in đậm dấu thời gian và ấn tượng bởi các ký tự kỳ lạ trên bia mộ khiến tôi quyết định phải tìm hiểu về nó. Thật vui khi nghiên cứu của tôi giúp cho các bạn Việt Nam ở đây hiểu hơn về cha ông mình, và đây cũng là một bài giảng rất thú vị luôn hấp dẫn các học trò ở bộ môn lịch sử trong trường Đại học tại Nouméa”.
Phần nhiều những hiểu biết về người chân đăng chỉ qua lời kể trong gia đình, khi nhớ khi quên, rời rạc, đứt đoạn, chưa có một nghiên cứu hoàn chỉnh nào do người Việt thực hiện về đề tài người chân đăng. Cũng tại Nouméa, lại một người Pháp – cô Chène Claudy đã hoàn thiện một bản nghiên cứu hoàn chỉnh về muôn mặt đời sống người chân đăng ở New Caledonia giai đoạn 1891 – 1964. Hai bản nghiên cứu của hai cô người Pháp thực sự là một nguồn tư liệu quý, giúp người Việt các thế hệ sau hiểu về cuộc sống chân đăng lao động cơ cực, gian khổ trên đất mỏ.
Hai bản nghiên cứu đáng quý này đã lôi kéo thêm các anh em việt kiều thế hệ chân đăng thứ hai, thứ ba cùng tham gia xây dựng tư liệu cho việc nghiên cứu ngày càng hoàn chỉnh.
Tâm Chánh – Lam Phong
Source : sgtt.com.vn
29.7.07
Badmington
« Le favori du tournoi masculin est le Tchèque Jan Frohlich alors que chez les dames, l’attraction devrait être Nguyen Nhung Le Ngoc. Cette Vietnamienne, qui n’est que 154e mondiale, a pourtant atteint la finale du tournoi de North Shore. La motivation sera d’autant plus grande que notre tournoi attribue des points dans le cadre de la qualification des JO de Pékin de l’an prochain. La plupart des joueurs seront aux championnats du monde à Kuala-Lumpur, dans trois semaines », conclut Fabien Kaddour
Source : les nouvelles calédoniennes ( 26.07.2007 / Sport )
28.7.07
Mais qui est Frank Bui ?
Vous voudriez mieux me connaitre ?
Bon OK, je vais donc vous en dire plus sur moi, je me lance :
About Me
Enjoy my ramblings. I worked really hard, day and night, to get this page totally awesome.....well not really...maybe a few minutes is more like it....and it's still awesome.
Basic Profile Info
Name : Frank Bui
Country : United States
State : Kentucky
Birthday : 6/4/1983
Gender : Male
Interests & Expertise
Interests : Snowboarding, eating chom chom and....eating more chom chom
Expertise : Snowboarding =)
Occupation : Student
Industry : Business
xanga.com
Real Name : Frank Bui
Gender : Male
Occupation : graphic artist
Relationship Status : Single
Looking For? : Dating Friends
Sexual Orientation : Straight
Body Type : Athletic
Smoker : Occasionally
Drink : Yes
Education : Post Grad
Religion : No Preference
Political Views : No Preference
Ethnicity : Asian
Join Date : 04-29-06
absolutepunk.net
frank bui
Profile Information
About Me: Tuoi tre duoc bao nhieu ma hung ho !!!
360.yahoo.com
Frank Bui
4200 196th St SW
Suite 200
Lynnwood, WA 98036-6761
emortgage4home.com
Bon, maintenant vous savez tout sur moi ^o^
Nguyen Tin Tin au pays des niaoulis
Pour lui rendre la monaie, je publie un petit "making-off" de ses reportages^^.


Je développerais plus dans un prochain post pourquoi je le remercie, lui et son collegue Tâm Chánh pour leur venue sur territoire.
24.7.07
Người Việt ngoài khơi Thái Bình Dương
"Không kể thế hệ đầu tiên là những người nông dân nghèo khó liều mạng đến vùng đất mới này tìm sinh kế - thì đến nay, giữa vùng sóng gió khơi xa Thái Bình Dương, trên quần đảo New Caledonia và Vanuatu, đã có đến thế hệ người Việt thứ tư ra đời và lớn lên."
Xem thêm
Pour ceux auront la chance de pouvoir regarder les reportages , ce sera à partir du 27 juillet vers 21 h sur HTV7 et 23 h sur HTV9. Avec un peu de(mal)chance, vous y verrez peut être ma tronche^^.
Plus serieusement si quelqu' peut enregistrer, ce serait sympa ;) même si de mon côté, je vais essayer de récuperer l'intégralité par la suite.
22.7.07
Theo dấu người chân Đăng (2)
Ngày giờ cập nhật: 20.07.2007 - 8:17
Lời tạ lỗi muộn màng với bạn bè Tân Đảo
Thế hệ việt kiều thứ nhất ở Tân Đảo còn lại rất hãn hữu, những ký ức về Tân Đảo chỉ còn lại trong thế hệ thứ hai nay cũng đã thất thập cổ lai hy. Nhiều chuyện nhớ, lắm chuyện quên, nhưng có một nỗi niềm mà không ít bà con kiều bào đang sống ở Việt Nam vẫn nhớ như in là những cảm xúc khi quy cố hương
Sau hơn 40 năm không có điều kiện liên lạc hay quay trở lại nơi đã sinh ra và lớn lên, không ít những việt kiều Tân Đảo thuộc thế hệ thứ hai vẫn còn mang những ký ức với những người bạn xưa trong ngày tiễn đưa bùi ngùi ấy.
Nước mắt tiễn biệt
Họ kể, ngày ấy các bạn quá bất ngờ khi lên đường hồi hương, nhớ mãi không quên những giọt nước mắt tiễn đưa của các bạn, “những người bạn gắn kết tuổi thơ chúng tôi” từ khi lọt lòng, lớn lên học cùng trường, chơi cùng sân, sống cùng xóm. “Chúng tôi và các bạn không có chuyện phân biệt màu da, chủng tộc, tôn giáo… đơn thuần chỉ là những người bạn thân thiết, bạn nối khố”. Vậy mà trong ngày chia tay lịch sử ấy, các bạn là những người rơi nước mắt trước, bởi chưa biết khi nào chúng tôi sẽ trở lại. Còn chúng tôi, vui mừng vì được trở về cố quốc, nghe theo tiếng gọi của cha anh - những vị tiền bối, đoàn tụ, hồi hương. Xuất phát từ niềm yêu thương, chúng tôi cũng khóc, những giọt nước mắt của chúng tôi trước cuộc chia ly quá đột ngột và gấp gáp.
Tự dưng các bạn thấy chúng tôi thay đổi thái độ, cả đoàn tàu đột nhiên cười nói vui vẻ, như chẳng có gì xảy ra. Điều ấy khiến các bạn ngỡ ngàng, nhưng giây phút ấy, chúng tôi biết rất ngắn ngủi, các bạn vẫn khóc trước cuộc chia ly lớn. Những thắc mắc của các bạn về thái độ chúng tôi, hơn 40 năm vẫn chưa lời giải đáp. Chúng tôi nợ các bạn một giọt nước mắt đồng cảm, nợ các bạn một lời giải thích, nợ các bạn một tình cảm quá chân thành mà các bạn dành cho chúng tôi. “Nhưng vận nước lúc ấy khiến chúng tôi không thể nhỏ lệ được”. Ngay cuộc chia ly, phía thù địch ở miền Nam Việt Nam cũng có những người chứng kiến, nếu nhỏ lệ, những hình ảnh đưa lên sẽ gán ghép khiên cưỡng rằng chúng tôi bị ép buộc trở về miền Bắc. Chính vậy, chúng tôi phải lộ vẻ vui mừng, dù trong lòng đau như cắt trước cuộc chia xa.
Bạn bè năm ấy, người còn người mất, qua thời gian cuộc chia ly đã lùi dần trong trí nhớ. Nhưng khi khơi gợi lại, chắc các bạn không hiểu vì sao những bạn thân thương ngày nào, lại hờ hững đến vô cảm trước lúc phân ly (?). “Xin chân thành gửi đến các bạn một lời giải thích, một lời tạ lỗi muộn màng cho buổi chia ly đầy nước mắt đó đã khiến chúng tôi vô cùng xúc động và áy náy suốt 45 năm qua”.
Việt kiều tô điểm thêm cho một “Thiên đàng hạ giới”
Đến hôm nay, đã qua nhiều thế hệ, những người Việt còn lại ở Tân Đảo xa xôi đã gặt hái thành công trong nhiều lĩnh vực, đặc biệt là mặt kinh tế. Từ con trai của một người nô lệ khai thác hầm mỏ nickel năm xưa, ông André Dang (Đặng Văn Nha) nay đã là chủ tịch tập đoàn khai thác quặng nickel lớn, ông Bảy Thất – một nhà thầu xây dựng – rất thành công ở Tân Đảo… Thế hệ nối tiếp thế hệ những người Việt ở Tân Đảo đã trải qua bao gian khổ và đóng góp không ít công sức làm đẹp thêm một địa danh vốn được coi là “thiên đàng hạ giới” với những miền biển xanh cát trắng trải dài, với những rạn san hô cùng các loài thuỷ hải sản phong phú.
Khi những cuộc ra đi hồi hương của bà con kiều bào đột ngột diễn ra, bỏ lại ở Vanuatu nhiều xóm nhà Việt vắng bóng người. Đến nay, một số những ngôi nhà ấy vẫn tồn tại sau thời gian dài vắng chủ. Nhiều căn nhà vẫn còn nguyên trạng như cách đây hơn 40 năm. Cô Vũ Thị Nhàn – việt kiều Tân Đảo đang sinh sống ở Tuyên Quang khấp khởi: “Từ khi về Việt Nam, do đời sống khó khăn nên chẳng có tin tức gì về xứ người, là nơi chôn nhau cắt rốn của mình cả. Gần đây mới liên lạc được anh em kiều bào bên ấy trở về, chúng tôi mừng lắm vì gặp lại những người thân từng sống và lớn lên với chúng tôi ở Tân Đảo”. Năm rồi gia đình anh Đại chị Khánh ở Vanuatu về thăm Tuyên Quang, kể: “những mái nhà của cụ thân sinh ra tôi từ khi theo những chuyến tàu hồi hương đến nay vẫn còn nguyên trạng. Tôi nghe thế trong lòng cảm xúc khó tả, hơn 20 năm tôi đã sống và gắn bó với ngôi nhà ấy, khi nghe nó vẫn tồn tại, mọi chuyện quá khứ bỗng ùa về, nghe như mới ngày hôm qua”.
Giờ, tính đến chuyện làm ăn
Người Việt ở Tân Đảo cũng luôn gây được thiện cảm và ấn tượng đẹp với cư dân bản địa, góp phần làm phong phú hơn về lĩnh vực ẩm thực, món ngon dân dã. Từ xa xưa, những phu mỏ mỗi vùng miền khi đến Tân Đảo mang theo những món ăn dân dã nơi quê nhà. Chế biến phục vụ kiều bào, sau đến những anh em bản xứ và khách lạ cũng tìm đến thưởng thức. Và những món ăn Việt được tán thưởng, tiếng vang xa. Những món dân dã như nem cuốn, phở, bánh chưng gói lá chuối (vì bên ấy không có lá dong), chả giò… luôn được người Pháp và dân bản địa thích dùng. Càng về sau, chuyện đi lại giữa hai nước thông thoáng, điều kiện thuận lợi, mối liên kết giữa kiều bào Tân Đảo và quê hương khăng khít hơn, nhiều gia đình việt kiều về thăm quê, cũng tìm học thêm những món ngon đem sang Tân Đảo. Gia đình anh Nguyễn Văn Đại – kiều bào ở Vanuatu mới đây trở về Việt Nam tìm món ngon ở Hải Dương, học nghề bánh đa và làm bán ở Tân Đảo hiện khá đắt khách.
Cuộc sống nay đã ổn định, kinh tế ngày càng phát triển, kiều bào Tân Đảo – Tân Thế Giới thế hệ thứ hai nhiều người đã may mắn được quay trở lại nơi chôn nhau cắt rốn của mình gặp lại bạn bè cũ, và chỉ là để ôn cố tri tân. Nhưng còn nhiều người có nguyện vọng tương tự nhưng không được chính quyền sở tại đáp ứng – không được cấp visa mà không rõ vì lý do gì. Mong muốn của bà con kiều bào, trong tương lai, chuyện đi lại giữa hai nước dễ dàng hơn, để có thể tăng cường các mối quan hệ, làm ăn kinh tế phát triển.
Lam Phong
sgtt.com.vn
21.7.07
À la recherche des traces des Vietnamiens en Nouvelle-Calédonie
"Le documentaire sur la Nouvelle-Calédonie et Vanuatu baptisé Journal de la Nouvelle-Calédonie devrait être diffusé à partir du 27 juillet sur la chaîne HTV7, de la Télévision de Hô Chi Minh-Ville, à 21h00, de vendredi à dimanche.
La Télévision de Hô Chi Minh-Ville a envoyé une équipe en Nouvelle-Calédonie et à Vanuatu pendant 3 semaines pour réaliser ce documentaire. "Ce film nous permettra de mieux comprendre la vie des Vietnamiens d'hier et d'aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie et à Vanuatu. Il y a 70 ans, bon nombre de Vietnamiens en difficulté ont été recrutés par des Français et des Anglais pour devenir des coolies de plantations et de mines en Nouvelle-Calédonie", a indiqué le scénariste Nguyên Hô.
Le documentaire se divise en 2 parties. La première devrait présenter en 10 à 15 épisodes des portraits de Vietnamiens. C’est notamment Dang Van Nha, directeur de Nickel S.M.S.P, une grande entreprise de production du nickel, en Nouvelle-Calédonie. Il est le frère d'un mineur. L'amour pour son pays natal de Dinh Thi Tâm, une responsable du ministère des Affaires étrangères de Vanuatu, l'histoire d'un homme d'affaires Viêt kiêu qui a investi un million de dollars dans un resort à Port-Vila, capitale de Vanuatu, sont aussi des sources d'inspiration du film.
La deuxième partie comprendra des reportages tout au long de la trentaine d'épisodes pour faire visiter aux téléspectateurs le village de Komax (Vanuatu) où vivaient les Vietnamiens d’alors, un vaste mine de nickel en Nouvelle-Calédonie...
La culture, l'homme et les paysages de la Nouvelle-Calédonie, surnommée "Paris magnifique du Pacifique-Sud", seront également présentés.
Le Journal de la Nouvelle-Calédonie est réalisé suite aux succès des 2 documentaires de la Télévision de Hô Chi Minh-Ville : Journal du Mékong (2004-2005) et Journal de l'Amazone (2007).
Câm Sa/CVN(19/07/07) "
Cet article est rempli de fautes historiques et géographiques mais l'essentiel y est ^^.
20.7.07
Người Việt ở Tân Thế Giới
Quốc Vinh, 27/10/05
Người Việt ở Noumea góp tiền lập khu giải trí giáo dục Tân Thế Giới (New Caledonia) cách nước Úc khoảng 1.200 cây số về hướng Đông, thủ đô là Noumea hay còn được mệnh danh là "Paris ở Thái Bình Dương." Người Việt đã có mặt ở Tân Thế giới từ những năm đầu thập niên 1930 do người Pháp mộ phu sang khai thác mỏ kền.
Nhiều người trở về VN sau khi Pháp bại trận nhưng cũng có người ở lại. Người Việt hiện chiếm khoảng 1,6% dân số của Tân Thế Giới và khá thành công.
Ông Nguyễn Minh Tâm một cựu công chức hiện đã về hưu cho biết, "Những người sinh đẻ ở trên đảo có công việc làm trí óc, còn những người quay lại sau này do không rành tiếng Pháp thường phải làm những công việc chân tay."
"Nhưng có khi họ kiếm được nhiều tiền hơn," ông Tâm nói.
Dân số địa lý
Tân Thế Giới bao gồm một trong những đảo lớn nhất trong Thái Bình Dương là Grande Terre và nhiều hòn đảo nhỏ. Diện tích của Tân Thế Giới khoảng 19.000 cây số vuông, với 2.254 cây số bờ biển.
Nhà thám hiểm người Anh, James Cook tìm thấy Grande Terre năm 1774 và đặt tên là New Caledonia - chữ Caledonia xuất phát từ tiếng La-tinh là Scotland - sau đó là người Pháp, và cả hai định cư trên đảo từ nửa đầu của thế kỷ 19.
Năm 1853 Pháp lấy Tân Thế Giới làm thuộc địa, và trong suốt 40 năm kể từ 1864 lấy đó làm nơi đày tội phạm. Kể từ năm 1956 Tân Thế Giới trở thành lãnh thổ hải ngoại của Pháp.
Tính đến tháng 7 năm nay, 2005, dân số Tân Thế Giới là 216.494 người, mặc dù có người nói trên thực tế có thể tới 300.000 người.
Người Kanak bản xứ chiếm 42,5%, người da trắng đến từ Âu châu chiếm khoảng 37%, còn lại là các sắc dân khác mà nhiều hơn hết là Wallisian, Polynesian, Indonesian, và người Việt, chiếm 1,6% dân số.
Gia đình bà Én có nhiều cửa hàng bán xe và du thuyền. Hầu hết người Việt thuộc thế hệ thứ hai trên đảo đều nói tiếng Việt như người Việt. Bà Bùi thị Én, một thương gia rất thành công ở Noumea kể các cụ đi phu ngày xưa mở lớp dạy tiếng Việt cho các trẻ mỗi tối. "Ở nhà bắt buộc phải nói tiếng Việt. Đến khi tôi có con tôi cũng giữ như vậy nhưng các cháu bây giờ nói được mà không đọc được nhiều."
Khởi đầu gian nan
Ông Nguyễn Cương đã ngoài 60, có cửa hàng tạp hóa và chuyên sản xuất cá hun khói, một đặc sản của Noumea, nhưng lấy tên hiệu nghe rất VN, La Cigogne (Con cò), nhớ lại thời người Việt mới tới Noumea rất khổ.
"Người Việt vào lúc đó phải nói không bằng con vật. Họ bị khai thác triệt để, thậm chí còn bị đánh đập."
Để bảo vệ nhau, các cụ theo con đường đấu tranh của Việt Minh để tổ chức lại, "Đến khi Pháp bại trận ở Điện Biên Phủ phải rời VN, một số người Pháp và Pháp lai sang Noumea, rồi phát động chiến dịch bài người Việt, thí dụ như kẻ khẩu hiệu đuổi người Việt, đóng cửa các lớp ?ay tiếng Việt, thậm chí cài mìn xe của người Việt hay phá phách."
Nương theo đó các cụ đòi quyền được hồi hương. Kết quả chính quyền Pháp phải đồng ý, 11 chiếc tàu chở khoảng 5.000 người từ Tân Thế Giới và Tân Đảo (Vanuatu) lần lượt trở về VN.
"Ông bố nuôi của tôi là một trong những người lãnh đạo đòi quyền hồi hương, nhưng khi về tới Hải Phòng thì nhiều người vỡ mộng. Thư từ bị kiểm duyệt họ không làm sao thông báo được cho những người đang chuẩn bị về, muộn rồi, đành phải ngậm bồ hòn làm ngọt."
Lớp thiền ở chùa Nam Hải Phổ Đà thu hút nhiều tín hữu Trước đó có một linh mục Công giáo đến Noumea vận động mọi người đừng theo Việt Minh và có khoảng 1.000 người nghe lời linh mục Nguyễn Duy Tôn đã ở lại Noumea. Mãi đến thập niên 1980, lần đầu tiên con cháu của những người hồi hương mới có dịp gặp lại thân nhân khi về thăm nhà. Một số người sau đó tìm cách bảo lãnh cho gia đình trở lại Tân Thế Giới.
Tôn giáo xã hội
Người Tân Thế Giới đa số theo đạo Công giáo, chiếm 60%, 30% theo đạo Tin Lành, 10% các tôn giáo khác. Cộng đồng người Việt theo đạo Công giáo có mặt từ những ngày đầu đặt chân lên đảo. Trong những ngày ngắn ngủi ở Tân Thế Giới tôi không có dịp đến thăm nhà thờ của người Việt vì nằm ở xa trên miền Bắc. Nhưng tôi có viếng chùa Nam Hải Phổ Đà ở Noumea, mà sư trụ trì là Đại Đức Thích Phước Thiền, từ Úc sang giúp gầy dựng chùa trước khi giao lại cho người ở địa phương.
"Phải nói là người ở đây có duyên vì hiện hai thầy còn rất trẻ, sinh đẻ ở Tân Thế Giới, đang tu ở Úc và khi thành đạt sẽ về trông coi chùa."
Sinh hoạt của cộng đồng người Việt gắn liền với sinh hoạt của chùa và nhà thờ. Họ cũng lập Nhà VN và tổ chức các lớp day tiếng Việt, dạy võ, dạy thiền cho ai muốn tham gia.
Tân Thế Giới là một xã hội đa văn hóa. Con cháu của những người Pháp da trắng lâu đời trên đảo gọi họ là "Caldoch", tức người Tân Thế Giới da trắng, mang đậm nét văn hóa đồng quệ.
Người Kanak có truyền thống văn hóa lâu đời, nổi bậc có vũ điệu dân tộc pilou kể những sinh hoạt quan trọng trong cuộc sống và chúng ta có thể nhìn thấy biểu hiện của nền văn hóa đó khắp nơi trên đảo. Chị Chatelain Raymonde, tên tiếng Việt là Nguyệt, thuộc thế hệ thứ ba ở Tân Thế Giới, say sưa giới thiệu đồ mỹ nghệ của các bộ lạc thiểu số trong vùng Thái Bình Dương trong cửa hàng của chị.
Người Việt gần như nắm ngành may mặc ở Tân Thế Giới. Chị lạc quan về tương lai của Tân Thế Giới, "Nơi đây có khoảng 25% trữ lượng kền biết được trên thế giới, và đó cũng là mặt hàng xuất khẩu chính, kế đến là đồ biển."
Với những nguồn đầu tư mới và giá trên thế giới hồi phục, kền đem lại viễn ảnh sáng lạn cho kinh tế của Tân Thế Giới trong nhiều năm tới. Nguồn thu nhập đáng kể khác là du lịch. Ngoài ra hàng năm Pháp tức mẫu quốc cung cấp hơn 1/4 GDP cho Tân Thế Giới.
Nhu cầu độc lập
Người Kanak bản xứ da đen bắt đầu nói đến nhu cầu đòi độc lập từ thập niên 1960, 1970 do những người được qua du học ở Pháp khởi xướng.
Năm 1985 người Kanak dưới sự lãnh đạo của Mặt trận giải phóng dân tộc Kanak đứng lên đòi độc lập để lập ra nước Kanaky, là tiếng bản xứ của Caledonia.
Vào thời điểm đó đã xảy ra những vụ bạo loạn, dẫn đến cái chết của các con tin người Pháp da trắng ở Ouvéa năm 1988, và lãnh đạo Mặt trận giải phóng FLNKS Jean Marie Tjibaou bị ám sát năm 1989.
Hai biến cố này dẫn tới Hòa ước Mitignon 1988 và Hòa ước Noumea 1998 gia tăng quyền tự trị cho Tân Thế Giới. Theo Hòa ước Noumea 1998 thì kể từ sau năm 2014, Tân Thế Giới được quyền tổ chức trưng cầu dân ý về độc lập. Là công dân của Tân Thế Giới, người gốc Việt có quan tâm đến vấn đề độc lập hay không?
"Nếu nói độc lập cho riêng người da đen thì tôi nghĩ không bao giờ xảy ra, nhưng có thể cho mọi cộng đồng ở đây. Nhưng người ta thường nhắc nhở nhau là sau khi được độc lập, người dân ở Tân Đảo vẫn hỏi bao giờ thì mất độc lập, vì đời sống của họ thua trước nhiều," ông Nguyễn Cương nói.
Người thổ dân đã bắt đầu có mặt trong bộ máy hành chính
Riêng tại Noumea bé tí đã có hai cái casino. Vật giá ở đây thuộc loại đắc đỏ, nhưng nhà hàng nào cũng thấy đầy ắp thực khách mặc dù hiếm thấy người thổ dân trong đó.
Trong những ngày ngắn ngủi ở Noumea tôi chỉ thấy họ tụ tập từng nhóm nhỏ chung quanh chợ hay các trạm xe buýt, tối đến thì lang thang trên đường khi phố xá đã đóng cửa.
"Đó là lý do tại sao các cửa hàng dưới phố đều có cửa song sắt," ông Tâm giải thích khi chở tôi đi dạo một vòng Noumea vào ban đêm.
Người thổ dân sống trong buôn làng nhiều hơn, "Đói thì họ lên rừng đào củ, săn thú, cá thì đầy dưới biển, không sợ đói," chị Hằng có tiệm ăn ở Noumea cho biết. Thiên đường hay không tùy người, nhưng những người Việt tôi có dịp gặp đều nói, họ hài lòng với cuộc sống ở Tân Thế Giới, tôi tin họ bởi vì nhìn ai cũng thấy trẻ hơn tuổi rất nhiều.
Theo dấu người chân đăng
Hướng về cố quốc
Tiếng là dân phu phen ít trình độ học vấn, nhưng họ cũng đã sáng tác được một bản quốc ca “tạm thời” để hát mừng đất nước độc lập. Cùng với những cuộc quyên góp gửi tiền về quê nhà ủng hộ cuộc kháng chiến
Thế hệ thứ nhất là “nhà giáo” môn lịch sử nước nhà
Một chi tiết khá thú vị khi lần tìm trong ký ức những người phu mỏ ở Tân Đảo là khi các cụ hay tin nước nhà độc lập (1945), nhưng do xa xôi cách trở, bài quốc ca như hiện nay chưa kịp đến với kiều bào Tân Đảo và Tân Thế Giới, chính các cụ đã tự sáng tác bài “quốc ca”, truyền dạy cho thế hệ thứ hai hát vang trong những đợt đấu tranh đòi quyền được trở về nước năm 1945.
Các cụ Việt kiều phu mỏ thuộc thế hệ thứ nhất đa phần đều ít học nhưng tham gia những cuộc đấu tranh vì tinh thần yêu nước cao độ. Các cụ đã không quản ngại việc gì, cứ nghe đi đấu tranh là hăng hái lên đường, hạ cờ Pháp, treo cờ đỏ sao vàng và nhất định không chịu nhượng bộ khi treo chung hai lá cờ. Vụ việc này gây ra những xung đột và mâu thuẫn khá lớn giữa những người phu mỏ với chính quyền bản địa, gây ra những cuộc đàn áp nặng tay với kiều bào.
Có thế thấy ở thế hệ thứ nhất những phu mỏ Tân Đảo một tinh thần yêu nước hết mình. Nghe theo lời kêu gọi trở về là về. Các cụ vận động con cháu hồi hương với khẩu khí: “Nước nhà độc lập rồi, chỉ cần về cùng chung xây đất nước, không cần mang của cải gì, trên người độc cái quần tà lỏn cũng về. Về mà còn quyến luyến gia sản, của cải, mang những thứ ấy đi khác chi chở củi về rừng, vì nước nhà đã độc lập, dân chúng tự do, đời sống ắt sẽ khá lên”.
Ở Tân Đảo, những phu mỏ hết hạn hợp đồng ra sinh sống bên ngoài cũng chung tay xây dựng cộng đồng việt kiều phát triển như lập trường học, dạy chữ quốc ngữ, tổ chức các ngày tết nguyên đán, ngày quốc khánh 2.9, ngày 19.8, ngày thương binh liệt sĩ 27.7… Trong những ngày này, người Việt ở Tân Đảo và Tân Thế Giới tập hợp lại tại hội quán, ăn uống vui vẻ suốt ngày. Bác Phạm Bình Tuấn – thế hệ thứ 2 ở Tân Đảo kể lại những tháng ngày sôi động ấy: “Lứa chúng tôi sinh ra và lớn lên, chẳng hiểu gì về tổ quốc, về Việt Nam, nhưng nhờ được các cụ giáo dục, dạy nề nếp gia phong, dạy cách cư xử theo văn hoá Việt, dạy cho chúng tôi biết hướng lòng về quê cha đất tổ. Thông qua những lần hội ngộ, gặp gỡ bà con kiều bào, nhờ đó mà lòng yêu nước được hun đúc trong thế hệ chúng tôi”.
Chuyển lửa về quê nhà
Bác Nguyễn Văn Ngân – Việt kiều Tân Đảo hiện đang sống tại Hà Nội kể: “Năm 1945 giành độc lập, sang 1946 Pháp lăm le quay lại xâm chiếm nước ta, cả nước theo lời Bác thực hiện “tuần lễ vàng” đóng góp cho kháng chiến. Anh em kiều bào Tân Đảo hay tin, cũng thực hiện cuộc quyên góp, và số tiền thu được là 1.672.165 quan, chưa biết cách gửi về nước như thế nào và ai sẽ là người đứng ra nhận. Ngay lúc ấy hay tin Bác Hồ đang họp hội nghị ở Pháp, anh em việt kiều gửi một bức điện cho cụ Hồ, đại ý nói có một số tiền kiều bào đóng góp muốn gửi về nước nhà, Bác có đứng ra nhận được không? Ngay sau đó chúng tôi nhận được hồi âm bày tỏ sự đồng ý của Bác. Chúng tôi chuyển toàn bộ số tiền ấy về quê nhà (biên lai gửi tiền hiện lưu giữ tại bảo tàng Hồ Chí Minh), và không lâu sau nhận được bức điện của Bác, đại ý đã nhận được tiền và gửi lời thăm hỏi, cảm ơn đến kiều bào Tân Đảo. Từ đó về sau, những số tiền khác lần lượt được chuyển về quê hương, người gửi là ông Nguyễn Đức Thận – người đại diện cho bà con việt kiều Tân Đảo, đã hồi hương và mất ở Đà Lạt. Địa chỉ người gửi tiền là tiệm chụp hình Cả Lê (Cale Photo, Nouméa) của cụ Lê Hữu Chí”.
Cũng trong đợt quyên góp tiền chuyến đầu tiên hưởng ứng “tuần lễ vàng”, cụ Lê Hữu Chí vẫn còn nhớ chuyện bác thợ may nổi tiếng Tân Đảo Trần Văn Doanh đã may một chiếc áo lụa dành gửi tặng Cụ Hồ, nhưng do xa xôi, tàu bè qua lại giữa hai nước hãn hữu nên không gửi về được. Bác Doanh đem bán đấu giá chiếc áo ấy cho bà con kiều bào, và mức giá được đẩy lên cao nhất là 80.000 quan tiền, tương đương 8.000 tiền Đông dương. Số tiền kỷ lục của một chiếc áo thời ấy, bởi lương phu mỏ một tháng có 100 quan tiền (10 đồng Đông Dương).
Người đi phu đóng góp ngoại tệ nhiều nhất cho quê nhà
Theo bước thế hệ đầu với lòng yêu nước nồng nàn, thế hệ thứ hai như bác Nguyễn Trọng Yên nay ở Tuyên Quang, bác Đinh Văn Tân ở mỏ than Quang Triều, Bắc Thái… nay cả hai đã là những ông cụ thất thập. Bác Yên nhớ lại: “Chúng tôi chẳng biết tổ quốc là gì, nhưng được các cụ giáo dục, dám đứng ra viết khẩu hiệu: Đả đảo đế quốc Mỹ, căm thù Phú lợi…”.
Cố bác sĩ Nguyễn Khắc Viện có nói về những đóng góp cho quê hương của người Việt ở Nouvelle Calédonie (Tân Thế Giới) và Nouvelles Hébrides (Tân Đảo – 1980 là Vanuatu) trên báo tuổi trẻ số 3, ra ngày 19.1.1992: “Cộng đồng người Việt ở bên Tân Đảo rất ít, không thể so sánh với số lượng ở Mỹ, Pháp, Úc, Canada. Nhưng từ 1945 – 1960, trước khi đa số trở về nước thì cộng đồng việt kiều Tân Đảo là một đoàn thể đóng góp tích cực ủng hộ cuộc kháng chiến chống Pháp và công cuộc xây dựng lại miền Bắc sau chiến tranh. Một hình thức đóng góp của bà con việt kiều thời ấy là gửi tiền về cho quỹ kháng chiến, đây là một đóng góp có ý nghĩa vì kháng chiến thời ấy rất thiếu ngoại tệ, và anh chị em bên ấy không phải là những nhà buôn lớn hay trí thức lương cao, mà hầu hết là công nhân lương thấp. Nếu tính theo đầu người thì việt kiều Calédonie đã đóng góp nhiều tiền nhất cho quỹ kháng chiến chống Pháp và kiến thiết lại miền Bắc trước 1960. Tôi biết được chuyện này vì chính tay tôi đã nhiều lần chuyển về trong nước những khoản tiền của kiều bào bên ấy gửi về…”.
Lam Phong
Source : sgtt.com.vn
18.7.07
Epitaphes
Les épitaphes, des mots vers l’au-delà
Des mots pour dire le défunt et sa vie
L’information de base inclut généralement l’état civil des défunts : nom, prénom, parfois nom de jeune fille pour les femmes mariées. Les dates de naissance et de mort sont complétées par les lieux, surtout s’il convient de mettre en avant une origine comme pour les Irlandais arrivés en Nouvelle-Calédonie via l’Australie. Francis O’ Beirne, marié à Nouméa, le 14 Juin 1876 par M. le Maire Arthur Pelletier à Melle Mac-Evoy Sarah, Jane, née le 25 Avril 1852 à Sydney,
fille de Mickaël et de Bridget Tracy. Son domicile, sa propriété, ses activités économiques : briqueterie, élevage, mine de cuivre, dont le permis d’extraction ne sera pas obtenu, ainsi que sa tombe sont situés au Vallon Dore. On peut y lire :
Sacred to the memory of Francis Hugh O’Beirne who departed this life on the 14 February 1883 aged 56 years native of Sligo, Ireland leaving a sorrowful wife and a large circle of friends to mourn their loss.
© Stéphane M. PannouxLes épitaphes des sépultures vietnamiennes sont écrites en vietnamien, en caractères chinois et latins. Le chinois, son écriture, se sont répandus au Vietnam, supplantant un système antérieur. Ces caractères nôm transcrivent jusqu’au XVII ème siècle les sons du vietnamien. Alors des missionnaires, notamment le père Alexandre de Rhodes, la transcrivent en caractères latins, appelés Quõc ngù. Cette écriture est toujours utilisée. La localité dont le défunt est originaire,
le Quê, est précisée.
Dans les petites « maisons d’éternité » marquant les tombes propres aux Vietnamiens arrivés sous contrat on trouve, à côté de la vierge, du Christ, la photo du défunt. Les femmes en tenue traditionnelle du Nord Vietnam, figées pour l’éternité, dans une trentaine resplendissante, incarnent la plénitude de la mère et épouse ; les hommes, la sagesse.
…..
Fait inhabituel hors de la Nouvelle-Calédonie, la mention concession perpétuelle gravée sur certaines tombes vietnamiennes, rappelle qu’avoir sa place au cimetière, c’est avoir sa place dans la société et qu’accéder à cette concession c’est reposer en paix pour l’éternité. Ces mots sonnent comme une victoire.
Stéphane Marguerite PANNOUX,
Maître de conférences en histoire à l’UNC.
Extraits de Correspondances Océaniennes Vol. 6 n° 1 mai 2007
Au fait tout ça pour dire que les recherches sur le cimetière de Paagoumène ont pas mal avancé depuis mon billet sur le sujet. En effet, des élèves de Madame PANNOUX ont effectué des travaux de terrain sur les cimetières du coin, travaux dont les résultats constituent une (très)bonne base. A cela il faudra ensuite trouver quelqu’un pour les travaux de traduction.
Concession perpétuelle ou pas, je fait passer le message en signalant le risque de disparition de certaines tombes vietnamiennes pour x raisons alors qu’elles mériteraient d’être conservées aussi pour x raisons.
En effet :
À Nouméa, les problèmes de place ne concernent pas que les vivants. Les morts aussi ont besoin d’espace pour reposer en paix. La municipalité a donc mis en place un système de reprise des concessions, arrivant à leur terme et non renouvelées par les familles. Mais pour cela, les emplacements doivent être libres. Un mur du souvenir est donc en cours de construction au cimetière du 4e km, où les restes des défunts, dont les concessions vont être ainsi libérées, seront placés dans des caissettes individuelles. « Les familles qui le souhaitent, et qui ne s’étaient pas fait connaître dans les délais, pourront à tout moment réclamer les restes de leur défunt », explique Patrick Honoré, responsable des cimetières. Cette nouveauté pour les familles n’était autrefois pas possible avec l’ancienne méthode d’ossuaire qui consistait simplement en une vaste fosse commune.
Les nouvelles calédoniennes
Article du 22.07.2006
12.7.07
La Télé vietnamienne à Nouméa
Après les viets pokens de la BBC et le viets caincains de Van Son Entertainment ce sera le tour des viets du Vietnam de faire un reportage sur les viets niaoulis. Une équipe de la télévision de Hô Chi Minh Ville va bientôt débarquer :
Thứ năm, 12/7/2007, 10:11 GMT+7
'Ký sự Tân Đảo' - hình ảnh người phu Việt ở Châu Đại Dương
Lần đầu tiên, đoàn phim tài liệu của đài truyền hình TP HCM đến New Caledonia và nước cộng hòa Vanuatu (Tân Đảo), thuộc Châu Đại Dương, để thực hiện bộ phim tài liệu về hành trình người phu mỏ, phu đồn điền VN sống và làm việc ở các vùng đất xa lạ này từ năm 1930.
Bộ phim dàn dựng theo thể ký sự khám phá (Discovery), ghi nhận những sự kiện chân thật, bất ngờ, phục dựng lại quá trình đi phu của người Việt qua các đợt tuyển mộ dân phu lớn của thực dân Pháp và nước Anh.
Ê kíp đoàn làm phim Ký sự Tân Đảo. Ảnh: HTV cung cấp
Nơi các phu nghèo này đến là quần đảo Melanesi ở Nam Thái Bình Dương, phía Đông Australia. Trong quần thể đảo này có hai đảo lớn là Vanuatu, Santo thuộc Anh (nay là Cộng hòa Vanuatu - thủ đô Port Vila) và Nouvelle Caledonie, còn gọi là Tân Đảo. Họ được phân làm phu đồn điền trồng dừa, hay làm phu mỏ, khai thác quặng nickel...
Nhà văn - đạo diễn Nguyễn Hồ cho biết - vượt qua khoảng cách thời gian 77 năm và hàng nghìn cây số giữa mênh mông biển cả, "tham vọng" của đoàn phim là khám phá ngôi làng người Việt bỏ hoang giờ vẫn còn nguyên ở Komax (Vanuatu), tìm về khu mỏ khai thác nickel lớn nhất thế giới (ở Tân Đảo), lần lại dấu tích của những người Việt thuộc thế hệ thứ nhất đến đây...
Đoàn cũng ghi hình và tìm hiểu về cuộc sống hiện tại của người Việt trên hai đảo quốc này. Trong đó, có vài nhân vật rất thành đạt như: André Đặng Văn Nha, con trai người phu mỏ Việt Nam thế hệ đầu tiên, hiện là chủ tịch tập đoàn S.M.S.P - một trong những công ty nickel lớn nhất thế giới... Bên cạnh đó, Ký sự Tân Đảo còn ghi nhận, khắc họa hình ảnh, nét văn hóa đặc sắc về con người, cảnh vật, nền ẩm thực phong phú.
Ngày 19/7, đoàn làm phim tài liệu ký sự gồm 7 người sẽ bắt đầu chuyến hành trình trong 26 ngày, thực hiện 30 tập phim, và lần lượt các tập được phát sóng trên HTV qua đường truyền vệ tinh vào các ngày thứ 6, 7, chủ nhật hằng tuần trên HTV7.
Theo ông Huỳnh Văn Nam, tổng giám đốc đài truyền hình TP HCM, Ký sự Tân Đảo là bộ phim tài liệu đầu tiên bắt đầu loạt phim về người Việt Nam ở nước ngoài của đài.
Tháng 11 năm nay, đài truyền hình TP HCM tiếp tục thành lập một đoàn làm phim "hành hương" về con sông Hằng nổi tiếng của Ấn Độ.
Source
vnexpress.net







