INTRODUCTION

25.3.13

Jean-Pierre Dinh Président de l’Amicale Vietnamiene

La fête du Têt est l’occasion , chaque année, de mettre en lumière la communauté vietnamienne . C’est au travers du président de son amicale que cet éclairage vous est proposé. Rendez-vous donc avec Jean -Pierre Dinh , à l’aube de cette année 2013 qui es t celle du Serpent d’eau , et dont l’avènement sera célébré à l’amicale , le 9 févier , au tour du traditionnel bal annuel *… Avec un challenge , pour ce représentant dynamique et charismatique d’une communauté qui ne l’est pas moins : celui de souder plus que jamais ses membres au tour de valeurs communes et renouvelées , face à son histoire et une émigration douloureuse , et à sa jeunesse , symbole de mutations inexorables .


C’est à Pouembout que Jean-Pierre Dinh est né, le 27 octobre 1948, troisième d’une famille de quatre enfants. Descendant des Chang Dang, ces travailleurs vietnamiens « engagés sous contrat » et arrivés en Calédonie dès 1891, il deviendra aide comptable puis commerçant à Nouméa (le célèbre magasin Obélix, à la Vallée des Colons, c’est lui), agent commercial enfin, et aujourd’hui retraité…actif ! Notamment auprès de l’Amicale vietnamienne dont il est le président réélu depuis un an, après un premier mandat. Marié, père de Franck, électricien, et de Marie-Laure, professeur de mathématiques, sa priorité reste la famille, chérissant ses petits-enfants… comme personne ! Ou comme tout Vietnamien qui se respecte ? 


DNC : Que représente la fête du Têt pour les Vietnamiens ?

Jean-Pierre Dinh : C’est la célébration du premier jour de l’an lunaire asiatique, c’est donc le commencement d’une nouvelle année et un des moments les plus emblématiques pour se retrouver entre Vietnamiens du territoire… Et du Vietnam. D’ailleurs ma grande fierté, cette année, c’est qu’il y en aura 95% pour le bal annuel alors qu’auparavant, il y avait plutôt 80% d’Européens! Quatre jeunes vietnamiens arrivés récemment seront parmi nous pour partager un show que toute la communauté prépare depuis des mois. Feux d’artifices, tenues et plats traditionnels pour tous !

DNC : Cette fête est indissociable de l’astrologie chinoise et nous entrons le 10 février dans l’année du serpent d’eau : que nous réserve-t-elle ?

Jean-Pierre Dinh : Tout ce que je sais c’est qu’un serpent, c’est comme une anguille, ça se faufile, c’est malin…Que faut-il en conclure ? Ce sont des croyances…

DNC : Quels liens entretiennent les Vietnamiens avec les autres communautés du territoire ? Jean-Pierre Dinh : Nous sommes ouverts d’esprit et nous le prouvons au quotidien en partageant nos activités, nos locaux et structures avec toutes les autres ethnies. Notre championnat de football par exemple se dispute entre Kanak, Javanais, Chinois etc. sans exclusive. Notre « journée citoyenne » fait partie des moments forts organisés par la communauté et nous avons développé des partenariats pour les loisirs avec l’OPT, Coca-Cola entre autres entreprises locales. En fin d’année, sur les terrains de l’amicale, un tournoi de tennis est ouvert à tous, avec repas final. Pareil pour la pétanque.

 DNC : Quelles activités spécifiques offrez-vous plus particulièrement pour faire connaître votre culture ?

Jean-Pierre Dinh : Du Viet Vo Dao, sport de combat vietnamien , du Viet Vo Sinh, sport de défense, du taï-chi, des cours de vietnamien gratuits et qui sont actuellement fréquentés par des Kanak, des Français et des Vietnamiens euxmêmes qui, faute d’avoir pratiqué, ont perdu leur langue d’origine. Mais on offre aussi des cours de français aux Vietnamiens qui viennent d’arriver !

DNC : Comment se décline aujourd’hui la solidarité entre membres de votre communauté ? 

Jean-Pierre Dinh : En fait, on sait être solidaires quand il faut…. Le 24 février, on organise une Journée des vieux de Calédonie. Mais on est aussi solidaires de ceux qui sont retournés au Vietnam (dans les années 1946 puis 1950 et 1960). Nous menons un combat pour obtenir des visas pour ceux qui, nés en Calédonie et retournés au Vietnam en 60, souhaitent visiter leur famille ici. Et puis, à l’amicale, nous sommes parrains d’un orphelinat où sont accueillis les victimes de l’agent orange (produit chimique du temps des Américains). D’ailleurs je pars moi-même en mars leur amener des fonds. Enfin nous oeuvrons pour élever une stèle commémorant l’arrivée des premiers Vietnamiens sur le territoire.

DNC : Dans quels secteurs d’activités trouve-t-on aujourd’hui les Vietnamiens en Calédonie ? 

Jean-Pierre Dinh : Un peu partout : certains sont docteurs, avocats, notaires, pharmaciens ; mais beaucoup s’impliquent dans le commerce, de manière générale.

DNC : Quelles sont les figures emblématiques de la communauté ?

Jean-Pierre Dinh : André Dang, grand patron des mines dans le Nord, Jean Van Maï, écrivain, la famille N’Guyen, qui a créé Michel-Ange, le viceprésident de l’amicale, Jean-Baptiste N’Guyen, marié avec Malia, la fille du grand chef Boula. Le père Ngo, catholique réfugié après à la chute de Saïgon, accueilli par la famille Dinh puis entré au séminaire de Païta, Monsieur Noyant (qui a donné son nom à la salle de tennis de table) la famille Chu Van, Diane Bui Duyet, Alain Levant, maire de Gomen…

DNC : Justement, y a-t-il beaucoup de Vietnamiens dans le Nord ?

Jean-Pierre Dinh : Non, pratiquement plus, ni dans les îles d’ailleurs.

DNC : Comment parler de la jeunesse vietnamienne ? Jean-Pierre Dinh : Je ferais la différence entre ceux qui sont arrivés récemment et nos enfants, plus « européanisés ». L’éducation n’étant pas la même, ni le contexte, ils ont évolué différemment.

Jean-Pierre Dinh : Mais si les « nôtres » ont perdu la pratique de la langue d’origine… ce qui est en passe d’arriver aussi aux nouveaux arrivants ! Ils ont cependant en commun ce qui est fondamental à mes yeux : le respect des anciens, de la famille, de l’autorité parentale. Le cadre et les exigences familiales demeurent. Les jeunes de chez nous ont un cadre défini, ce qui évite bien des dérives.

DNC : Comment comptez-vous inscrire votre action au sein de l’amicale : dans la continuité ou le changement ? Avez-vous une ambition particulière ?

Jean-Pierre Dinh : Mon but est de renforcer le rapprochement entre tous les Vietnamiens du territoire, et entre eux et ceux du Vietnam. Et pour cela lever les malentendus de ces dernières années, les incompréhensions entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés. C’est par le biais d’activités que je souhaite les impliquer tous. Comme des karaoke, des danses à deux, des cours de vietnamien intergénérationnels etc. Mais aussi des voyages au Vietnam ou la visite sur le territoire des Viet kieu (d’origine calédonienne mais retournés au Vietnam) comme celle récemment organisée. Ou encore créer des liens avec les vietnamiens de Port Vila par exemple.

DNC : Vous avez eu plusieurs femmes à la tête de l’amicale…

Jean-Pierre Dinh : Oui, Yvette Khac, Monique Favan…Les Vietnamiennes ont un statut de femmes modernes, elles sont travailleuses, responsables mais aussi très modestes et discrètes.

DNC : Entretenez-vous des liens autres que « historiques » et humains avec le Vietnam ?

Jean-Pierre Dinh : Culturellement, il est difficile de faire venir des danseurs, par exemple, nous n’en avons pas les moyens. Il faut rappeler que nous ne bénéficions d’aucune subvention et que nous louons notre terrain à la mairie de Nouméa. économiquement, nous avons des commerces locaux (comme Côte d’Asie) qui répondent à nos besoins. Par ailleurs, ce qui est fabriqué là bas n’a pas toujours la qualité de ce que l’on trouve ici. Donc les échanges sont réduits.

DNC : Comment êtes vous perçu à l’amicale ?

Jean-Pierre Dinh : On m’appelle « TTS », à traduire par « Tout, tout de suite » ; c’est vrai que je suis impatient et que j’aime qu’il y ait rapidement des résultats mais tous savent que dorénavant cette exigence et cette énergie, je la mets au service des vietnamiens . Je veux agir pour eux, en toute humilité. L’amicale, pour nous tous, c’est la Maison des Vietnamiens. Et je veux continuer de m’y impliquer en toute modestie, d’autant qu’il y a moins de bénévoles qu’avant et que nous avons plein de nouveaux projets.

 DNC : En dehors de l’amicale, que trouvez-vous le temps de faire ?

Jean-Pierre Dinh : Comme tout Calédonien, j’adore la chasse, la plongée et la pêche. Je joue aussi du ukulele. Mais ce qui m’occupe surtout ce sont mes petits-enfants, 8 et 6 ans : ils sont un peu écossais, un peu Espagnols, un peu Caldoches et un peu Vietnamiens ! C’est ça aussi l’évolution…

Source :
dnc.nc - Publié le jeudi 7 février 2013 11:36

13.12.12

"pourquoi m'as tu laissée là-bas?"

Elle avait sept ans quand elle a quitté la Calédonie pour le Vietnam avec ses parents "adoptifs". 48 ans après, Alice est de retour dans sa famille biologique à Nouméa.

© NC 1ère


Alice Holokuakaua a perdu son nom et sa nationalité française. Devenue Vu Thi Chuong avec un passeport vietnamien, cette femme a pu enfin revenir sur sa terre natale, près de cinquante ans après son départ mouvementé.
Embarquée en 1964 à bord d'un bateau en direction du Vietnam, Alice est alors à peine âgée de sept ans, une histoire où les zones d'ombres sont  encore nombreuses: Alice a t-elle été vraiment adoptée ou bien enlevée par ses parents adoptifs, des Chan Dang, qui ne pouvaient pas avoir d'enfant? 
Difficile pour le moment de faire toute la lumière sur cette douloureuse affaire familiale.
Une chose est sûre, les retrouvailles ont été particulièrement émouvantes "pourquoi m'as tu laissée là-bas?" sont les premiers mots prononcés par Alice à sa mère. A son arrivée à Nouméa, Alice a pu aussi rencontrer son père pour la première fois de sa vie...
La famille et l'amicale vietnamienne se sont mobilisées pour obtenir un visa pour un séjour de trois mois, le prochain combat sera de permettre à Vu thi Chuong de retrouver ses droits de citoyenne française à part entière.

Le reportage de Coralie Chaillan et de Robert Tamanogi de NC 1ère.

3.12.12

A 86 ans, Falakika se bat pour revoir sa fille

Une vieille dame wallisienne voudrait revoir sa fille, née à Nouméa et partie au Vietnam il y a cinquante ans. Mais l’ambassade de France à Hanoï refuse son visa touristique à celle qui est devenue, par hasard, une citoyenne vietnamienne.

Source : LNC
Tant pis pour le copyright, c'est pour une bonne cause.


29.8.12

Jean Vanmaï by NC 1ère

L'invité de la matinale est Jean Vanmaï, auteur de l'ouvrage "Chan Dang". Il guide les auditeurs au travers de l'histoire de la communauté vietnamienne en Nouvelle-Calédonie, une histoire jalonnée d'épisodes difficiles, pour une communauté à cheval entre deux cultures. Il joue le jeu de répondre aux questions de Michel Voisin et des auditeurs de NC 1ère.
Jean Vanmaï, auteur de Chan Dang by NC1ere

11.7.12

Tre già mang moc

Exposition sur le bambou dans l’art culinaire vietnamien
Isabelle Giang Kim Thanh et Lydie Mazurier vous invitent à confectionner avec elles plusieurs plats traditionnels vietnamiens, au programme  :
- Chân gio nâu nang, soupe de pieds de porc aux pousses de bambou,
- Salade aux pousses de bambou,
- Banh nêp, gâteau de riz gluant et grains de soja farci au porc et aux champignons

Aura également lieu une initiation à la gravure sur bambous avec Clariste Itréma.

Attention, places limitées et sur réservation. Tarif : 1000 frs maximum par adulte et par atelier. Inscriptions et renseignements, auprès de la cellule animation du musée au 27 06 47 ou 75 78 01.

12.6.12

A Hanoi, Catherine Deneuve et un air de Nouvelle-Calédonie


Envoyés à l’époque de la colonisation en Nouvelle-Calédonie, revenus dans les années 1960, des Vietnamiens se rappellent. Sur l’affiche, Catherine Deneuve.

A Hanoi, au 242 rue Hang Bong, soit à la limite entre le Vieux quartier et l’ancienne citadelle rasée par les Français, se trouve un café-restaurant qui ne paie pas de mine. Les murs sont délavés, la pièce est relativement spacieuse. A l’entrée, le client passe devant un présentoir où il choisit, des yeux et de la voix, son petit déjeuner, pâtisserie, croissant, pâté chaud, petite saucisse en chausson. Sa commande de boissons – café, thé, verre de lait – est relayée à la cuisine par une vendeuse qui joue les aboyeurs. Le temps qu’il tombe veste et casquette et qu’il s’assoie sur l’un des tabourets disposés autour d’une dizaine de tables, son petit-déjeuner est servi. Au tout petit matin, le cuisinier traverse régulièrement la salle jusqu’au présentoir pour y déposer des plateaux qui sortent du four : tartes aux pommes, aux ananas, petits pains.

 Bienvenue au Kinh Dô, «la capitale», un endroit simple, propre, comme il en existe des centaines à Hanoi, à un détail près : accrochés aux murs figurent de grands clichés, un peu jaunis, de Catherine Deneuve, pris à l’époque du tournage d’ «Indochine», le film de Régis Wargnier. Il y en a même une de l’actrice en compagnie de Lê Huu Chi, qui est devenu, avec le temps, le patriarche du Kinh Dô et qui se repose, vingt ans après le tournage, à l’étage dans l’appartement de la famille. Sa bru, Mme Pham Tri Tinh, gère le café-restaurant.

Catherine Deneuve s’est, à l’époque, rendue au Kinh Dô pour une raison bien simple. Au Vietnam, la production avait besoin d’interprètes, d’assistants, de figurants de préférence francophones. Ils se sont donc adressés à ceux que l’on appelle, à Hanoi et dans plusieurs provinces du nord, les « Calédoniens », lesquels sont à la fois francophones et particulièrement accueillants. La patronne du Kinh Dô, la cinquantaine élégante, et son beau-père ont volontiers aidé à trouver le personnel nécessaire.

 Les «Calédoniens»…, une histoire coloniale, peu glorieuse. Les Français ont recruté des dizaines de milliers d’Indochinois pour les envoyer se battre sur le front européen lors des deux Grandes guerres. Ils ont également transféré au Cambodge, dans des conditions brutales, des dizaines de milliers de «Tonkinois» pour en faire le personnel exploité de plantations d’hévéas que les Français développaient à Kompong-Cham, Chup, Mimot. Environ deux cent mille Vietnamiens, des saigneurs et leurs familles, se trouvaient encore dans le nord-est cambodgien quand la deuxième guerre d’Indochine a gagné, en 1970, ce royaume limitrophe du Vietnam. Et puis, il y a également le chemin de la Nouvelle-Calédonie, histoire moins connue.

 Dès 1891, huit cents pensionnaires vietnamiens du bagne de Poulo-Condore y ont été exilés pour y travailler dans les mines et les plantations, rapporte Ngan, un Hanoien que tout le monde appelle par son petit nom, Roberto. A partir de 1924, des recrutements « volontaires » ont été organisés sous la forme de contrats de travail de cinq ans. De nombreux Vietnamiens ont alors pris le bateau de Nouméa. En 1941, l’intervention militaire japonaise en Indochine a mis fin aux relations entre la péninsule et le Pacifique Sud. Elles ont repris en 1947 et des Vietnamiens ont été rapatriés de Port-Vila (Nouvelles Hébrides) et de Nouméa. Un paquebot, le Ville d’Amiens, en a rapatrié 747 en 1950. Ces liaisons maritimes ont alors été à nouveau interrompues, en raison de la guerre dans le delta du Fleuve rouge. « Nous avons monté de grosses antennes pour pouvoir capter la Voix du Vietnam », dit Roberto.

Après Diên Biên Phu et les Accords de Genève, Paris et Hanoi ont négocié de nouveaux rapatriements. «L’East Queen a effectué onze voyages de 1960 à 1964, convoyant chaque fois 550 personnes à bord», raconte Roberto, revenu par le dernier d’entre eux. «De Nouméa à Haiphong, le voyage a duré douze jours», se rappelle-t-il. «Nous avons ramené des machines, de l’équipement ainsi que, comme cadeau au gouvernement, onze Peugeot 404». Les rapatriés ont redécouvert un pays très pauvre,- «il n’y avait rien». Puis, le fameux «incident» du Golfe du Tonkin entre les marines américaine et vietnamienne a fourni le prétexte, en août 1964, aux premiers bombardements aériens américains du Nord. Les rapatriements ont été, une fois de plus, interrompus.

 En 1964, il ne restait plus que 900 Vietnamiens en Nouvelle-Calédonie. «Ils sont aujourd’hui 2800 en tout. Ce ne sont plus des mineurs, mais des commerçants, des fonctionnaires, la plupart installés à Nouméa», raconte Roberto qui dit être retourné en Nouvelle-Calédonie à deux reprises, en 2002 et 2009. De leur côté, les Vietnamiens de Nouméa viennent rendre visite à la parentèle restée dans le nord du Vietnam. Photos à l’appui, Roberto raconte que ces retrouvailles sont l’occasion de sabler le champagne et d’organiser un bal, valse et tango. Début 2010, les «Calédoniens», regroupés dans une association, se sont réunis à Tuyên Quang, chef-lieu de province au nord-ouest de Hanoi. Plus de huit cents d’entre eux sont venus de la capitale mais aussi des provinces avoisinantes.

Jean-Claude Pomonti

28.4.12

CHÂN ĐĂNG sau 50 năm

Après " Feu nos Pères " qui retrace l'histoire de la communauté japonaise de Nouvelle-Calédonie, Néo Production s'est attelée à la  réalisation d'un documentaire sur l'histoire de la communauté vietnamienne.

Le film sera projeté en avant première au REX pour quelques privilégiés triés sur le volet, avant d'être diffusé sur TNC par la suite.




   Neoproductions NC đến cảng Hải phòng làm fim CHÂN ĐĂNG sau 50 năm
Neoproductions NC đến cảng Hải phòng làm fim CHÂN ĐĂNG sau 50 năm






BONUS :

Ky uc 50 nam tai Tuyen quang
La commémoration des rapatriements 


 Sau 50nam gap lai ong ban Yako
Les retrouvailles avec le copain du documentaire