INTRODUCTION

Vivre ici ?

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  • Dans le temple de l’automobile que représentent les Etats-Unis d’Amérique, et leurs villes toutes entières bâties autour de la belle liberté de l’auto-mobi...

11.7.09

CHAQUE NUAGE EST NIMBÉ DE LUMIÈRE


Du Vietnam ravagé par un siècle de troubles et de guerres, juste après les accords de Genève en 1954, Hoa s'envole vers la Nouvelle-Calédonie, île natale de Maurice, son nouveau compagnon, avec deux de ses trois enfants. Elle quitte le pays de ses ancêtres, mue par l'espoir de construire une vie plus paisible, mais la mort dans l'âme de devoir laisser à Saigon sa fille aînée, Mai, alors âgée de quinze ans. Celle-ci se considère mal traitée par l'ancienne patronne de sa mère. Mai s'enfuit alors et part à la recherche de son père, qu'elle n'a pas connu. Mai choisira-t-elle de rester au Vietnam, en continuant le combat de son père contre le colonialisme, ou de rejoindre sa mère dans le Pacifique ?
ISBN : 978-2-296-08611-1 • mai 2009 • 224 pages

L’hommage à la Calédonie de l’inspectrice de français

Sa jeunesse est une aventure, au milieu des troubles du Vietnam et de l’Algérie. Annick Le Bourlot y a puisé la matière d’un roman, où la Calédonie a sa part comme terre d’accueil.
Elle dit d’elle-même qu’elle était condamnée à ne pas vivre, et à ne pas réussir. Née prématurée dans la jungle, près d’Hanoï, elle a miraculeusement survécu. Enfant dans la guerre du Vietnam puis d’Algérie, elle a étudié pour se libérer de l’angoisse du terrorisme.Un demi-siècle plus tard, la petite Maï est devenue Annick Le Bourlot, inspectrice d’académie, inspectrice pédagogique régionale en français, basée à Nouméa.
Elle affirme qu’elle doit sa réussite à l’école française.?Voici quelques mois, à l’occasion du Forum francophone du Pacifique, elle publiait Aux bâtisseurs de l’école de la réussite, un hommage aux professeurs de lettres. Un ouvrage essentiellement didactique, mais dont quelques pages autobiographiques laissaient présager le roman à venir.
Ce roman, Annick Le Bourlot l’a présenté la semaine dernière, lors d’une soirée littéraire au musée de la Mer, en présence du vice-recteur, du membre du gouvernement chargé de l’éducation, du président du Cercle des auteurs du Pacifique et de nombreux enseignants avec qui elle travaille et dont elle a gagné l’estime.
« La culture permet à l’homme d’échapper à ses haines et à la violence »
Chaque nuage est nimbé de lumière, paru dans la collection Lettres du Pacifique chez l’Harmattan, n’est pas une autobiographie mais un récit historique qui a fini par tourner au roman. Il parle de déchirures familiales, de quête du père, de violence et d’exil dans un Vietnam en guerre, de départ vers un territoire étranger et inconnu qui deviendra refuge, la Nouvelle-Calédonie. C’est une histoire de chez nous, qu’ont vécue bien des Calédoniens.
En bonne inspectrice de lettres, Annick Le Bourlot sait bien que toute interprétation d’une œuvre romanesque est plurielle. Certains y verront des messages de telle ou telle nature. Il en est un, au moins, qu’elle souhaite affirmer. C’est que « la culture, particulièrement artistique et littéraire, antidote à la guerre et à notre condition de mortel, permet à l’homme d’échapper à ses haines et à la violence ».
En fin de séjour, Annick Le Bourlot doit quitter le territoire dans quelques mois. Première inspectrice de lettres d’origine vietnamienne, elle laissera derrière elle, outre ses deux livres personnels, deux ouvrages en voie d’achèvement : un manuel de français à base de littérature calédonienne, et un livret d’évaluation 6e rénové. Elle en a donné l’impulsion, mais la réalisation en a été faite collectivement par plusieurs groupes de ces enseignants à qui elle rend hommage. « Je constitue avec vous, leur a-t-elle dit la semaine dernière, un maillon dans une chaîne de solidarité au service des élèves. »
Les Nouvelles Calédoniennes du 10/07/2009

2.7.09

De la baie d’Along à Sainte-Marie

À 20 ans, Nguyen Thi Y, dite Marie, quitte son Vietnam natal pour la Nouvelle-Calédonie et une vie plus douce. La mine de Tiébaghi aura vite fait de doucher ses espoirs. À 94 ans, sourire aux lèvres, la vieille dame se souvient…


Marie, de son vrai nom Nguyen Thi, est née le 10 mars 1915 à Haiduong ans la province de Hai Hung, au Nord du Vietnam. Son entreprise familiale de fonderie et avait trois épouses. Avec un sourire qui dévoile des dents laquées en noir (une tradition séculaire au Vietnam), la vieille dame raconte : « Chaque épouse logeait dans une maison. Mon père allait et venait à sa guise. Il avait l’embarras du choix ! ». La première femme avait donné naissance à quatre enfants et la troisième à cinq – deux filles, Thi Cong et Thi Y (Marie), et trois garçons, Ba Truong, Ba Nhi et Ba Trac. Quant à la deuxième épouse, elle n’eut pas d’enfant.
Marie ne sait ni lire ni écrire. À 12 ans, elle travaille pour aider sa famille : « Je devais frotter les
objets en fonte fabriqués dans notre atelier pour les faire briller. Plus tard, je suis allée vendre notre marchandise dans les communes voisines ».
Au fil des années, les relations avec sa sœur aînée Thi Cong se dégradent. C’est ce qui la pousse à partir de la maison. « J’avais entendu dire qu’il y avait des bateaux qui emmenaient les gens pour aller travailler dans le Pacifique. Beaucoup d’entre nous avons signé des contrats de cinq ans, dans l’espoir d’une vie meilleure à l’étranger. »


La fugue…

Un matin, sous prétexte d’aller vendre la marchandise, Marie se sauve de chez elle. Elle descend en train à Haiphong et, de là, embarque avec neuf cents autres compatriotes à bord du Lapérouse. « Je ne savais même pas où se trouvait la Nouvelle-Calédonie ! » Le 20 décembre 1935, elle débarque au port de Nouméa et dès le lendemain, se retrouve à Tiébaghi. Arrivées au camp, les femmes célibataires sont regroupées par quatre dans un studio. Chaque couple a droit à un petit logement individuel. Matricule 960, Marie est femme à tout faire, aux ordres du patron. Les Indochinois sous contrat sont traités comme des esclaves. « Au début, nous n’avions pas de jour de repos. Par la suite, nous avons eu droit au week-end, mais le samedi était réservé au nettoyage dans le camp. »



17 enfants !

Peu de temps après, Marie rencontre Nguyen Viet Dac qui deviendra son compagnon. De cette union, sont nés dix-sept enfants, mais seuls treize ont survécu. Marie les a mis au monde toute seule et sans aide. Elle travaille sans relâche pour 50 F par mois les deux premières années, puis 60 F et 70 F les suivantes. Au bout de cinq ans, le contrat s’achève, le couple et toute sa progéniture décident de rester à Tiébaghi. La vie s’améliore peu à peu, la communauté asiatique est autorisée à fêter chaque année le Têt. Une école vietnamienne, destinée aux enfants des travailleurs des camps, voit le jour. Viet Dac travaille toujours à la mine, tandis que Marie reste à la maison pour garder les enfants. « Beaucoup d’hommes sont morts dans la mine. Quand mon mari partait le matin, je ne savais pas s’il reviendrait vivant.»

Retour au Vietnam

À la fermeture de la mine en 1960, la famille décide de repartir au Vietnam, à l’exception de Marie qui reste à Nouméa chez l’une de ses filles, Thi Dieu (Yvette), mariée à un Français. Mais au bout d’un an, elle aussi rentre au pays. Un exode très mal vécu par les enfants nés en Calédonie. C’est la mort dans l’âme qu’en 1963 ils embarquent à bord de l’Eastern Queen.

Au foyer N’Géa depuis 1986

Au Vietnam, avec ses petites économies, la famille achète une maison proche de la baie d’Along, dans la province de Quang Ninh d’où est originaire Viet Dac. Ce dernier travaille quelque temps à la mine de charbon. « J’étais contente de retourner au Vietnam, mais la vie était dure et chère et nous étions considérés comme des étrangers.»
Mais en 1982, Marie revient en Nouvelle-Calédonie. Viet Dac décède peu de temps après. Elle habite pendant quatre ans chez Yvette, la seule à n’être pas partie au Vietnam vingt ans plus tôt, avant de faire une demande de logement au foyer N’Géa où elle vit depuis 1986.
Aujourd’hui, quatre de ses enfants vivent en Calédonie, tous les autres sont au Vietnam. Sa descendance compte plus de 200 personnes à ce jour, dont une centaine d’arrière-petits-enfants. « Mon rêve, dit-elle avec un grand sourire, serait de réunir tous mes enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants du Vietnam et de Nouvelle-Calédonie ».


Traités comme des bêtes

Son regard se voile de tristesse quand elle repense à la cruauté des surveillants dans le camp de Tiébaghi : « Alors que j’étais sur le point d’accoucher, j’avais demandé l’autorisation au chef d’équipe de rester à la maison car j’avais mal au ventre, mais il m’avait répondu : “Non, tu travailles jusqu’à ton accouchement et si tu meurs avec ton bébé, on fera un trou sur place et on t’enterrera !” » Après quoi, il l’avait fouettée… Une fois que les femmes avaient accouché, les bébés étaient confiés rapidement à une nounou afin que le travail reprenne au plus tôt.


par Corinne Nguyen
Dans Courrier Sud de juin 2009

26.6.09

Boys Before Flowers - New Caledonia

J'avais oublié qu'ils étaient venus tourner quelques scènes ici, et je viens de tomber sur un paquet de videos sur le net, dont les deux ci après :



Pour celles et ceux qui ne sont pas des fans de séries coréennes, je remets un article des Nouvelles Caledoniennes du 26/11/2008 :

"Mercredi et jeudi derniers, l’équipe de télévision coréenne tournant des épisodes de la série Boy’s over flowers (notre édition du 15 novembre) a travaillé près de vingt heures par jour au tournage des épisodes kunié de cette série à succès.

Une dizaine de millions de téléspectateurs coréens pourront ainsi découvrir l’île des Pins associée à l’amour et au romantisme. L’héroïne du feuilleton, très fleur bleue, est en effet tombée amoureuse d’un de ses compagnons après qu’il l’eut sauvée de la noyade dans la piscine naturelle.

Ce scénario rappelle un fait divers récent qui avait vu une Japonaise à deux doigts de se noyer dans le même lieu paradisiaque. Ce jour-là, une équipe de la production était présente sur l’île pour assurer des repérages. S’en est-elle inspirée pour cet épisode ? Il est permis de le penser.

Une dizaine de Kunié ont été embauchés comme chauffeurs.

Quoi qu’il en soit, les images mises en boîte au Méridien d’Oro, à Kuto, à l’îlot Brosse ou dans la baie d’Upi possèdent tous les atouts pour convaincre les Coréens de venir fouler le sol calédonien. Pour aider l’équipe de soixante-dix personnes venue du pays du Matin calme, près d’une dizaine de Kunié ont été embauchés à titre de chauffeurs. Avec eux, quelques Calédoniens ont aussi largement contribué à la réussite de ce tournage, tels Elodie Faye, Philippe Naudin, Jill Fisimoli et Benjamin Trotignon, qui ont directement assisté les cinéastes coréens. Sans oublier Alizée Miralles, Valentine Olliveaud, Pierre Mestre et Renaud Boudeville qui ont joué dans la série.

Après trois jours de tournage effréné, souvent jusqu’à trois heures du matin, l’équipe a embarqué samedi matin sur l’Aremiti 4. Destination Nouméa pour des prises de vues supplémentaires contant les aventures de ces comédiens dont les aventures font le bonheur des téléspectateurs coréens."

21.6.09

Fête des Pères

Ce week end, pas de stand up paddle, pas de fête des pères.

Junior est à l'hosto.

Pas de soucis pour lui, il a sa nintendo DS.

Pas de soucis pour moi, je teste la carte 4Go SDHC et le handle bar mount commandés en Australie via par Ebay.

15.5.09

A.V.N.H.A.

DECLARATION DE CREATION D'UNE ASSOCIATION

Titre : AMICALE DES VIETNAMIENS DES NOUVELLES-
HEBRIDES ET AMIS (A.V.N.H.A.)
Siège social : Kaméré - 22 rue Félix Boutin - BP 6506 - 98806
Nouméa
Récépissé de déclaration de création de l’association n° W9N1002034
en date du 16 avril 2009.

Source :
JOURNAL OFFICIEL DE LA NOUVELLE-CALEDONIE
Du 30 avril 2009
Page 3646

1.5.09

Vina shrimp

Plus de crevettes vietnamiennes

Le gouvernement a aussi pris la décision de suspendre hier l’importation des crevettes vietnamiennes jusqu’à nouvel ordre. Des traces de «White spot», une maladie produite par des germes hautement infectieux, ont été trouvées sur des crevettes précuites issues du Vietnam.Cette maladie ne se transmet pas aux humains. En revanche, il existe un risque de contamination pour les élevages calédoniens, en cas de contact accidentel.


Les Nouvelles Calédoniennes du 29/04/2009

25.4.09

Vina Fish II

Le poisson vietnamien ne craint rien

L’information rendue publique hier par le gouvernement et relayé dans nos colonnes par le biais d’un article intitulé « Les poissons du Vietnam interdits en rayon » a provoqué une sacrée pagaille sur les étals. Après la mise en évidence, « à la suite de contrôles pratiqués en 2008 sur plusieurs lots de produits de la mer en provenance du Vietnam, d’un risque sanitaire associé à certaines espèces pélagiques contenant de l’histamine ou même du mercure », le gouvernement annonçait son intention « d’interdire l’importation de certains poissons en provenance du Vietnam (thonidés, marlins, coriphénidés (dont le mahi mahi) et espadons). »
Première victime de cette annonce, la société Pacific Sea Food, dont le gérant Thierry Raynaud a vécu hier une journée cauchemardesque. Pacific Sea Food importe en effet plus de 80 % du poisson vietnamien distribué sur le territoire.
Or, à l’annonce de la mesure prise par le gouvernement, le professionnel a été assailli par ses clients, qui ont préféré retirer la marchandise de leurs rayons. Sauf que l’arrêté pris par le gouvernement « ne concerne absolument pas les produits actuellement en rayon », se défend le gérant de Pacifique Sea Food.
Ce que confirme sans réserve le Sivap (service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire), qui rappelle que « toutes les marchandises à base de thonidés, marlins, coriphénidés (dont le mahi mahi) et espadon en provenance du Vietnam rentrées sur le territoire et donc disponibles à la vente, ont été contrôlées par nos services et déclarées indemnes de contamination. Par conséquent, poursuit le service, nous n’en demandons pas le retrait, ne posant aucun problème sanitaire pour le consommateur. » Les produits actuellement disponibles en rayon sont donc conformes aux normes sanitaires.
En revanche, les importations des quatre poissons précités sont désormais prohibées.

Les Nouvelles Calédoniennes du 23/04/2009

Bref, une tempête dans un verre d'eau surtout en pèriode pré électorale.
A propos de bouffe, je n'avais pas vu un autre cliché paru le 29/01/2009 dans le même chou :

« En Nouvelle-Calédonie, il règne à chaque début d’année une pénurie de produits locaux. Et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, beaucoup d’agriculteurs partent en vacances, notamment les nombreux Vietnamiens qui vont fêter le Têt en famille dans leur pays d’origine. Mais les coups de chaleur ou même les pluies excessives ont aussi fait beaucoup de dégâts dans les jardins et les plantations. »